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Civic Tech : Montreuil booste la participation citoyenne grâce à Cap Collectif

témoignages Mis à jour le vendredi 14 septembre 2018

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Forte d’une culture ancienne de la participation citoyenne, la ville de Montreuil s’appuie depuis fin 2017 sur la plateforme de Civic Tech Cap Collectif, disponible à l’UGAP. De quoi structurer une telle démarche de consultation des habitants dans le cadre de la mise en œuvre du budget participatif municipal. Explications de Sylvie Baste-Deshayes, responsable du service démocratie participative au sein de la ville.

A quand remonte cette démarche de démocratie participative propre à la ville de Montreuil ?

Une telle démarche n’est pas nouvelle puisque Montreuil a expérimenté les conseils de quartier dès la fin des années 90, bien avant la loi de 2002 qui les rend obligatoires dans les communes de plus de 80 000 habitants. Toutefois, c’est vraiment à partir de 2008 que la démocratie participative s’est imposée comme un axe stratégique de l’action publique locale, via par exemple le déploiement des Pepa, Petits espaces publics autrement, dont la mise en œuvre reposait sur la consultation des citoyens.

C’est dire si Montreuil peut s’appuyer sur une population engagée et dynamique dont l’envie d’agir et la force citoyenne exigent d’instaurer un dialogue permanent. De quoi permettre à chaque habitant de s’exprimer sur tous les sujets de politiques publiques qui les concernent : urbanisme, culture, jeunesse,… Cette démarche a pris un virage plus important encore, en 2015, avec le lancement par le maire, Patrice Bessac, de notre premier budget participatif, fort de 3 millions d’euros (5 % du budget municipal), renouvelé en 2017. L’objectif : permettre aux habitants d’un quartier de voter en ligne – et par ordre de préférence - pour trois projets de leur choix en lien avec l’amélioration du cadre de vie. Et c’est pour optimiser une telle consultation que nous avons fait appel, dès le lancement, fin 2017 de notre second budget participatif, à la plateforme Cap Collectif (voir encadré).

Pourquoi avoir choisi une telle plateforme ?

Suite au bilan de notre première édition, nous avons constaté la nécessité de recourir à un outil dédié pour piloter la démarche de participation de A à Z. Et pour cause : si les habitants votaient au départ directement sur le site web de la ville, force est de constater que l’opération était loin d’être optimum, puisque les votes sur tablette ou smartphone n’étaient pas possibles. De plus, le flux de propositions à gérer était colossal - 287 pour la première édition avec 129 projets éligibles et 35 retenus – ce qui nécessitait d’industrialiser un tel traitement, de la phase de dépôt, à l’analyse jusqu’au vote. Très vite, la plateforme Cap Collectif, ergonomique et responsive, s’est imposée comme l’outil ad hoc. L’intérêt pour les citoyens est de disposer de modes d’interactions multiples, et pour la ville, d’une réelle solution de back office collaborative. Résultat : la plateforme nous aide autant à instruire la démarche qu’à mieux la faire connaître auprès des habitants. A la mairie, pas moins d’une trentaine de services se sont déjà approprié l’outil pour lequel ils ont été formés. Un vrai cercle vertueux !

En quoi le recours éventuel à l’UGAP -qui a sélectionné une dizaine de solutions de Civic Tech dont Cap Collectif, et des prestations de conseil associées -, peut-il s’avérer pertinent pour la conduite de votre projet ?

Organiser la participation citoyenne est un travail de longue haleine nécessitant une confrontation de points de vus en interne et un changement de nos pratiques. Ainsi, lors du premier budget participatif, nous avons conduit seuls toute la procédure d’achat, supposant de nombreux allers retours avec notre service marché public, ce qui était loin d’être une mince affaire. Donc si nous pouvons gagner du temps, en amont, sur le sourcing de solutions adaptées et la rédaction du cahier des charges, via l’appui d’un acteur comme l’UGAP, nous sommes potentiellement preneurs. D’autant que la sécurisation juridique de nos marchés s’impose comme une priorité de taille, surtout sur un sujet aussi stratégique que les Civic Tech.

Cap Collectif : six applications pour mobiliser l’intelligence citoyenne

Une plateforme numérique en mode Saas qui mobilise l'intelligence collective pour co-construire les politiques publiques locales : voilà la vocation de Cap Collectif disponible à l’UGAP depuis fin 2017 et qui collabore déjà avec une trentaine de collectivités clientes soucieuses de doper la participation citoyenne.

« A l’instar de la ville de Courbevoie qui a réalisé une consultation publique sur les rythmes scolaires, les ex-territoires de Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon pour trouver le nom de leur région dans le cadre de la loi Notre, ou encore Grenoble pour la collecte de projets sur l’égalité hommes-femmes », détaille Maxime Sauvêtre, chargé de développement au sein de la société. Ainsi, la plateforme rassemble six applications participatives allant du questionnaire, à la votation, l’enquête publique ou encore le budget participatif, conçue en collaboration avec la métropole de Rennes, également cliente de la start up.

La solution se veut entièrement personnalisable et paramétrable, de l’URL à la page d’accueil, la charte graphique, les contenus, « autrement dit, toute la structure du site qui est ainsi fidèle à l’image de la collectivité », conclut le chargé de développement de la start up qui a créé un réseau dédié pour toutes ces collectivités clientes afin qu’elles puissent se rencontrer et partager leurs expériences et bonnes pratiques en la matière.

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