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Colloque de Paris : « Professionnaliser l’achat public et l’ouvrir aux PME innovantes »

Mis à jour le lundi 13 novembre 2017

En direct du colloque UGAP de Paris, organisé fin septembre dernier, donneurs d’ordres publics et fournisseurs ont souligné l’importance du rôle de la centrale d’achat pour professionnaliser l’achat public et l’ouvrir à l’innovation.

« Exit les freins pour accéder aux marchés publics nationaux ou locaux. Depuis que notre offre de prestations par drones a été sélectionnée par l’UGAP, nous dopons nos ventes auprès des collectivités locales ! ». Cette déclaration de Jean Gagneraud, président de la société francilienne Azur Drones, lors du colloque UGAP, rappelle combien l’appui d’une centrale d’achat n’est pas antinomique avec accès des PME à la commande publique.

En effet, la mutualisation croissante des achats publics « est une opportunité pour les PME de conquérir des marchés plus importants en misant notamment sur le regroupement avec d’autres entreprises. Un parti adopté par Azur Drone qui s’est alliée avec la société Air Marine pour satisfaire les besoins de notre appel d’offres. C’est dire si cette concentration des achats incite les petites structures à se professionnaliser davantage », analyse Sébastien Taupiac, directeur santé à l’UGAP, qui s’est dotée de process achats optimum en amont (sourcing, allotissement…) comme en aval (accompagnement dédié) pour doper sa collaboration avec les PME innovantes.

Make or buy ?

Côté donneurs d’ordres publics, l’intérêt généré par la mutualisation des achats est tout aussi patent dans un contexte budgétaire contraint. « La part de nos achats réalisée via l’UGAP grimpe depuis plusieurs années, notamment sur certaines catégories telles que les SI », confie Lionel Ferraris, DHA à l’UCANSS, pour qui « la problématique du make or buy est au cœur de l’enjeu de l’achat public ».

Au CH de Créteil, « l’avènement des GHT, Groupements hospitaliers de territoire, nous pousse à professionnaliser notre fonction achat, mais aussi à miser sur la mutualisation. Avec notamment l’appui de centrales telles que l’UGAP dont la réactivité peut nous aider à gagner du temps sur certains projets innovants, où nous peinons parfois à réaliser un sourcing complet », souligne Maryse Zalma, responsable des achats au sein du centre hospitalier.

Analyse en coût complet

Et c’est bien là toute la gageure : comment acculturer les acheteurs publics à l’achat innovant « et surtout intégrer cette culture dans nos actes d’achat au quotidien », détaille Samira Bousseta, Cheffe de la mission achats LAB à la Direction des achats de l'Etat. Celle-ci emploie les grands moyens –lancement d’une plateforme d’appels à compétences, création d’une bourse à la co-traitance… - pour atteindre l’objectif de 2 % de commande publique innovante d’ici 2020 fixé par l’Etat, un défi déjà relevé par l’UGAP.

« Mais l’autre levier pour booster l’innovation réside dans l’évolution des pratiques du métier d’acheteur : favoriser l’analyse en coût complet, intégrer les éléments du sourcing dans la rédaction du cahier des charges, recourir à la négociation, au dialogue compétitif ou aux variantes dans le cadre d’appels d’offres ouverts,… », estime Samira Bousseta. Et surtout s’appuyer sur l’éco-système existant alliant pôles de compétitivité, Direccte et… l’UGAP.

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