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Ehpad : le jardin thérapeutique comme remède

Mis à jour le mardi 07 novembre 2017

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Pour mieux traiter certains syndromes gériatriques, la PME Pétrarque, titulaire de l’UGAP, équipe les Ehpad en jardins thérapeutiques sur mesure. Retour sur cette solution originale qui se distingue largement du jardin ordinaire, d’après le gérontologue Etienne Bourdon.

Le jardin thérapeutique pour favoriser le bien-être des résidents en Ehpad ? Telle est la promesse de Pétrarque, PME essonnienne titulaire de l’UGAP, qui accompagne les établissements médico-sociaux dans l’installation de tels espaces extérieurs propres à mieux traiter différents syndromes gériatriques (troubles cognitifs, psychiatriques, comportementaux…), maladies-neuro-dégénératives ou encore handicaps psychomoteurs.

Mais comment se caractérisent ces jardins thérapeutiques ? « Il faut déjà les distinguer des jardins ordinaires – communément valorisés pour leur dimension d’agrément – mais qui n’ont souvent aucune vertu thérapeutique ! », avertit Etienne Bourdon, architecte paysagiste et gérontologue, estimant « qu’il convient d’exercer la méthodologie et la rigueur nécessaires lorsqu’on parle de thérapies ».

Cadran solaire végétal

On l’aura compris, si le jardin n’est pas par essence thérapeutique, il peut toutefois le devenir. « Encore faut-il qu’il soit agrémenté d’ateliers spécifiques connus pour lutter contre telle ou telle pathologie », indique de son côté Patrice d’Arfeuille, dirigeant de la société Pétrarque qui a présenté lors du salon Paris Healthcare Week 2017 pas moins d’une centaine d’ateliers thérapeutiques intégrés de manière active dans différents espaces bucoliques.

Parmi lesquels, le cadran solaire végétal qui donne l’heure grâce à l’ombre projetée de la personne placée au milieu du cadran. « Un outil qui favorise une amélioration de la perception spatio-temporelle du résident en Ehpad », détaille Etienne Bourdon. « C’est particulièrement vrai pour les patients atteints d’Alzheimer où l’on constate une récupération des facultés cognitives et d’autonomie fonctionnelle, ainsi qu’une amélioration de la marche et de l’équilibre via une réduction des taux de chutes ».

Approche multi-sensorielle

Alors que des études cliniques réalisées en 2015 dans quatre Ehpad « ont démontré de tels bénéfices thérapeutiques, on voit que le jardin – tel un support qui libère l’esprit - permet aux patients d’être plus réceptifs lors de ces ateliers. De quoi ainsi garantir le succès de la démarche », poursuit le gérontologue.

« Cette solution novatrice s’inscrit, comme notre offre traditionnelle de salles ‘snoezelen’ dans le cadre d’une approche multi-sensorielle de la personne déficiente », rappelle de son côté Patrice d’Arfeuille, « car l’une comme l’autre permettent d’établir un canal sensoriel efficace avec des personnes qui ne communiquent pas verbalement ». Et de conclure : « la conception sur mesure de tels jardins peut durer quelques mois, ce qui suppose un accompagnement de A à Z du client dans sa problématique en formant les équipes en interne, au-delà du strict aménagement de l’espace extérieur ».

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