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Achat ou location de véhicules : 4 critères pour faire le bon choix

Mis à jour le jeudi 07 février 2019

Pas évident pour les acteurs publics de choisir la stratégie de financement adaptée pour leur parc auto. Encore faut-il passer en revue certains critères clés – kilométrage, fiscalité, conditions d’achat et de revente – pour faire le meilleur choix au regard de ses besoins et contraintes. Explications d’Olivier Champion, directeur du réseau territorial adjoint Centre-Ouest de l’UGAP et expert des problématiques de gestion de parcs automobiles.

Acheter ou louer ses véhicules ? Voilà un dilemme cornélien pour nombre d’acteurs publics, collectivités et hôpitaux en tête. Car si les services de l’Etat ont pour obligation de faire l’acquisition de leurs véhicules, conformément à une circulaire de 2015 du Premier Ministre, la question reste pleinement ouverte pour les autres acteurs publics. « Et il n’y a pas de mauvaise solution de financement ou a contrario de choix idéal applicable d’emblée pour la totalité d’un parc », prévient Olivier Champion, directeur du réseau territorial adjoint Centre-Ouest de l’UGAP et expert d’une telle problématique, pour qui « chaque réflexion doit se faire au cas par cas, à l’aune de ses besoins spécifiques ». Cela étant, quelques leviers d’analyse peuvent vous faciliter un tel travail et ainsi vous aider à prendre la décision la plus adaptée à votre situation. Décryptage.



1/ Quel type de véhicule pour quelle utilisation ?

C’est un point crucial de votre analyse préalable : « savoir pour quelle utilisation précise vous recourez à tel véhicule, particulier ou utilitaire », précise Olivier Champion, qui distingue « ceux à usage ‘ordinaire’ de ceux remplissant une mission spécifique : entretien des routes, maintien de l’ordre public, secours et assistance aux victimes, distribution du courrier... ». Car en effet, qu’il s’agisse de véhicules de voiries, de police, ou des services de secours, « ces véhicules ont de fortes contraintes métiers – aménagements onéreux, couleurs spécifiques, usage sévère...- qui les rendent souvent inadaptés à la location », constate l’expert, pour qui « il n’existe pas de marché d’occasion porteur pour de tels véhicules, souvent détériorés sur la durée ». Cela induit mécaniquement des loyers extrêmement élevés pour compenser la très faible valeur de revente que doit supporter le loueur.

2 / Bien évaluer le kilométrage moyen de chaque véhicule...

Avant d’opter pour l’achat ou la location, « encore faut-il déterminer le kilométrage moyen de chaque véhicule concerné au regard de leur utilisation respective », indique Olivier Champion, en rappelant que « dans les collectivités territoriales, les véhicules n’effectuent en général moins de 10 000 km par an ». Un roulage souvent trop faible pour envisager la location, davantage recommandée pour les véhicules effectuant un fort kilométrage, à l’instar de véhicules de direction ou certains véhicules de liaison qui nécessitent d’être changés de manière assez récurrente, « ce que facilite justement la location longue durée – s’étalant entre 2 à 6 ans -, avec une durée qui sera d’autant plus courte que le kilométrage annuel est important », complète Olivier Champion. Ce dernier conseille de privilégier les contrats associés à des grilles de fluidité, plus souples d’utilisation et qui permettent d’identifier plus facilement la bonne durée de détention « à condition que les contrats les prévoient, comme c’est le cas à l’UGAP ». Vous l’aurez compris, d’un point de vue strictement économique, moins vos véhicules roulent, et moins vous aurez intérêt à les louer, préférant une solution en acquisition avec une durée de détention élevée.

Close up hand steering wheel driving with vintage picture style., Car interior detail.

3/ Evaluez vos conditions d’achat et de revente

Arbitrer entre achat et location, c’est évaluer le coût total de possession (le fameux TCO…) du véhicule dans chacun des deux cas de figure. En commençant déjà par comparer le prix d’acquisition (connu en passant par l’UGAP), au prix de base auquel se réfère le loueur pour calculer le loyer mensuel facturé au client public. « Cela suppose également– pour l’acteur public - d’estimer le prix de revente du véhicule au terme de la durée choisie, montant aléatoire qui dépendra de l’état du marché de l’occasion, du véhicule et de la performance du circuit de revente utilisé… ». Et Olivier Champion de compléter : « Même si les circuits de revente sont aujourd’hui plus facilement accessibles, la revente reste aujourd’hui le point négatif de l’acquisition patrimoniale, surtout pour des durées de détention relativement courtes. Pour de telles durées et selon le type de véhicule, la LLD comporte des atouts ».

4 / Collectivités locales, prenez en compte votre fiscalité

Si le mode de financement n’a pas d’incidence fiscale pour la plupart des organismes publics, la fiscalité spécifique des collectivités locales jouera un rôle important dans la réflexion sur le financement d’un véhicule. Olivier Champion explique : « Bénéficiant d’un régime de récupération de TVA sur les investissements via le fonds de compensation de la TVA (FCTVA), les collectivités locales évoluent dans un environnement favorisant clairement l’acquisition patrimoniale. D’autant qu’elles doivent faire face à un contexte de limitation de la hausse de leurs dépenses de fonctionnement ! » Cela étant, pour les durées de détention courtes – de deux à trois ans - avec un kilométrage élevé -, « la location pourrait rester une solution pertinente, selon les cas, même pour des collectivités locales ».

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