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AP-HP : « Choisir des innovations qui optimisent le service médical »

Mis à jour le lundi 25 juin 2018

N. LALLEMAND-150

Si la quête de solutions innovantes s’inscrit au cœur de l’ADN de l’AP-HP, encore faut-il sélectionner celles qui rencontrent réellement les besoins des utilisateurs, soignants comme patients. Un travail de sourcing qui s’inscrit dans une démarche globale de professionnalisation des acheteurs selon Nicolas Lallemand, directeur des achats à l’Agence Générale des Equipements et Produits de Santé de l’AP-HP.

« La recherche d’innovations s’inscrit dans l’ADN des hôpitaux, véritables chevilles ouvrières du progrès médical ». Pour Nicolas Lallemand, directeur des achats de l’AGEPS, l’Agence Générale des Equipements et Produits de Santé de l’AP-HP, « une politique d’achat hospitalière réussie suppose de concilier qualité et sécurité des soins avec performance économique. Une équation que peut précisément satisfaire l’achat innovant ! ».

Amélioration du service médical

Si l’AP-HP – en tant que premier centre hospitalier universitaire fort d’une importante activité de recherche et d’enseignement– est largement sollicitée par des fournisseurs aux offres innovantes, encore faut-il « que les solutions proposées rencontrent in fine réellement les besoins des utilisateurs, soignants comme patients. Et ce, en favorisant une amélioration du service médical rendu ou en apportant un intérêt en terme d’organisation des soins ou sur le plan budgétaire », poursuit le directeur achat.

C’est dire si « l’enjeu de l’innovation à l’hôpital n’est pas tant de la détecter mais bien de savoir la gérer », analyse l’intéressé, en prenant l’exemple du robot chirurgical. « Cette solution de rupture, lancée sur le marché il y a une dizaine d’années, ne fait pas encore l’unanimité parmi tous les praticiens. Preuve qu’avant de faire le choix d’une innovation, il convient de procéder en amont à son évaluation et à son impact possible sur les pratiques professionnelles et organisations existantes, mais également de prévoir un accompagnement des utilisateurs afin de réussir la conduite du changement ».

Collaboration acheteurs / prescripteurs

Mais comment réussir une telle analyse préliminaire à la fois complexe et chronophage ? « En instaurant déjà un lien de collaboration très fort entre les acheteurs et les prescripteurs. A l’AP-HP, nous avons mis en place une organisation, une stratégie et surtout des pratiques qui favorisent un tel dialogue ».

Mais au-delà de la nécessaire création d’équipes pluridisciplinaires, « le sourcing de l’innovation doit surtout s’inscrire dans une démarche globale de professionnalisation de la fonction achat et de structuration de l’achat public, et ce, dans la droite lignée du programme PHARE (Performance Hospitalière pour des Achats Responsables), lancé par le ministère de la santé en 2011, rappelle l’intéressé, ce qui suppose la mise en œuvre d’actions de formations des acheteurs hospitaliers, afin de les inciter à utiliser les outils propres à réussir un achat innovant, comme l’utilisation des variantes dans les consultations d’appel d’offres ou en définissant un besoin fondé sur des exigences fonctionnelles ou des performances ».

Et de conclure : « Une centrale d’achat comme l’UGAP peut, tout comme l’AP-HP à son niveau, jouer un rôle en matière de diffusion et d’accès à des équipements et produits de santé innovants auprès des hôpitaux ayant recours à ses services ».

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