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Au port du Havre, un robot pour collecter les déchets flottants

Mis à jour le vendredi 09 juillet 2021

« Jellyfishbot ». Tel est le nom de code du robot nettoyeur radiocommandé, de la start-up française Iadys, choisi par HAROPA PORT, via l’UGAP, pour optimiser la dépollution des bassins portuaires et zones aquatiques plus ou moins étendus et/ou difficiles d’accès du port du Havre. Focus.

Jellyfishbot

Avec 25% de son territoire consacré à l’environnement, le port du Havre emploie les grands moyens pour renforcer la préservation du patrimoine naturel dont il est responsable. Et parmi ses dernières initiatives phare en la matière, l’acquisition, via la centrale d’achat public, d’un robot nettoyeur (voir l’encadré) pour lutter contre la pollution des plans d’eau, conçu par la start-up française Iadys.

Le choix d’une telle solution robotisée, électrique et innovante - fabriquée et assemblée dans des ateliers situés à Roquefort-le-Bédoule, dans les Bouches-du-Rhône - illustre ainsi largement l’engagement du port normand dans la préservation de son patrimoine naturel, et ce, tout en faisant la part belle au Made in France. De quoi étoffer, in fine, les différents moyens nautiques anti-pollution dont il dispose déjà dans le cadre de son plan d’intervention contre les pollutions des bassins.

Se faufiler dans des zones difficiles d’accès

Natacha Massu

« Simple d’utilisation, ce robot télécommandé s’impose comme une solution efficace et flexible pour la dépollution de toutes zones aquatiques, plus ou moins étendues, puisqu’il peut même se faufiler dans les plus difficiles d’accès. Manœuvrable à distance, il est aussi très pratique : son petit format permet de le déplacer facilement », détaille Natacha Massu, cheffe du service en charge de l’environnement du port du Havre.

Résultat : il peut collecter des déchets flottants et hydrocarbures de surface d’une taille minimum de 180 microns jusqu’à 35 cm de large et 27 cm de hauteur. Il est également équipé d’un filet d’une contenance de 80 L pouvant récupérer des déchets jusqu’à 10 à 15 cm de profondeur. Plus encore, celui-ci peut être rempli d’absorbants d’hydrocarbures lipophiles qui collectent, une fois dans l’eau, les nappes, huiles et résidus gras.

Plan d’intervention dédié

mise en situation

« Les déchets identifiés sont essentiellement localisés dans les bassins dont les quais sont fréquentés par le public ou ceux qui sont donc peu ou pas accessibles aux moyens de récupération nautiques traditionnels », poursuit l’intéressée. Au port du Havre, sont, ainsi, principalement concernés les bassins et sas historiques : Bassin de la Barre, Bassin et Sas de la Citadelle, Forme n°3 ; mais aussi tous les endroits proches des berges des canaux de Tancarville et du grand canal du Havre. Rappelons que depuis 1999, le port du Havre dispose d’un plan d’intervention contre les pollutions des bassins.

Ce dispositif recense l’ensemble des moyens de lutte, mis à la disposition des équipes de la Capitainerie et du service Accès et Environnement Maritime (AEM) du port, parmi lesquels, le navire « Glouton » et son tapis roulant récupérateur propre à recueillir des éléments de la taille d’une bouteille plastique (25 cm de long) jusqu’à celui d’un tronc d’arbre (2,5 m de long pour 50 cm de diamètre), soit, au total, quinze tonnes de déchets ramassées par an.

Les spécificités techniques du Jellyfishbot

• Poids : 20kg
• Dimensions : 70x70x50 cm
• Vitesse : 2 nœuds
• Energie : électrique
• Autonomie : 6 à 8 heures
• Temps de recharge : 2 heures
• Surface de nettoyage : 1000m² / 1 nœud
• Collecte de macro-déchets : jusqu’à 80L par filet
• Collecte d’hydrocarbures : jusqu’à 30L par filet
• Options : autonomie, caméra, gyrophare, connectivité 4G/5G…
• Accessoires : chariot de transport et mise à l’eau, filets, housse…


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