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Belfort : cap sur la mobilité hydrogène !

Reportage Mis à jour le vendredi 22 avril 2022

Alors que le territoire de Belfort mise sur l’hydrogène pour booster son industrie – avec un écosystème local extrêmement riche en la matière -, le syndicat mixte des transports en commun a déjà fait l’acquisition via l’UGAP de sept bus roulant à un tel vecteur d’énergie décarbonnée. Et ce, dans le cadre d’un achat groupé avec la métropole de Nice Côte d’Azur voué à en optimiser les coûts. Reportage.

Bus hydrogène

Rouler à l’hydrogène vert ? Rien de plus naturel pour un territoire d’automobile, comme celui de Belfort, plaçant un tel vecteur d’énergie décarbonnée au cœur de sa stratégie de mutation industrielle ! Avec des fleurons tricolores* ayant installé leur centre d’expertise en la matière, un laboratoire de recherche spécialiste de la pile à combustible ou encore une méga-usine d’électrolyseurs vouée à s’implanter en 2024…, c’est dire si la collectivité a de quoi s’imposer comme un des acteurs pionniers de la mobilité hydrogène. Un créneau sur lequel surfent de plus en plus de communes en France, et donc aussi la « cité du Lion » située au cœur de la région Bourgogne Franche Comté, elle-même labellisée « Territoire Hydrogène » depuis 2016.

Ainsi, la moitié de la flotte de 52 bus de la ville va carburer à une telle énergie dès 2025. Et ce, grâce à l’acquisition, via l’UGAP « de sept premiers engins en 2021, suivis par la commande prévue d’une vingtaine d’autres dans les années à venir », explique Marc Rovigo, directeur général du Syndicat mixte des transports en commun de Belfort.

Groupement de commandes

Et pour les modèles déjà commandés, de marque Van Hool (90 places, 12 mètres), livrables fin 2022, « leur mise en circulation, sur les cinq lignes de notre agglomération, sera effective dès début 2023 », se félicite Marc Rovigo, soulignant l’intérêt fort de la technologie hydrogène « offrant des conditions d’exploitations proches du diesel ». Avec une autonomie des véhicules de 400 km environ « pour un temps de remplissage de seulement quinze minutes ! », renchérit l’intéressé, évoquant l’ouverture d’une station hydrogène en avril 2023, juste à proximité du dépôt de bus. Soit environ 9 millions d’euros de travaux à la clé pour un tel chantier, ne serait-ce que pour faire rouler les sept premiers bus livrés via l’UGAP, et acquis, eux, pour un coût global de 4,8 millions d’euros.

« S’adosser à la centrale d’achat public nous a permis de gagner un temps précieux, surtout pour un tel achat complexe à la fois innovant et écologique. Au-delà de la sérénité procurée sur le plan administratif, en misant sur l’UGAP, le travail de mise en concurrence et de sélection du prestataire ad hoc effectué, nous a aussi permis de bénéficier d’un tarif négocié que nous n’aurions pu obtenir seuls. Soit environ 610 000 euros par bus, hors options ! », détaille le directeur général. Plus encore, pour profiter d’un prix plus attractif, la collectivité n’a pas hésité à mutualiser son achat auprès de l’UGAP avec d’autres acteurs publics, dans le cadre d’un groupement de commandes. Un parti par exemple adopté par la Métropole de Nice Côte d’Azur ayant également commandé sept engins.

3500 tonnes de CO2 économisées

Une initiative commune qui plus est éligible à de nombreuses subventions ! Aussi bien de l’Ademe (Agence de la transition écologique) que de l’Union européenne. « Des aides essentielles tant elles nous permettent de compenser la différence de prix encore notable –environ de 400 000 euros - entre un bus diesel et un modèle à l’hydrogène. Avec un surcoût financé à hauteur de 70 % ! », achève Marc Rovigo, avant de conclure également sur un autre gain et pas des moindres ; « les 3500 tonnes de CO2 économisées à terme chaque année grâce à l’achat des quelques 27 bus. Soit l’équivalent de 7000 places pour un vol Paris-New York ! »

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