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Blanchisserie et buanderie : comment éviter les risques biologiques ?

Mis à jour le jeudi 12 août 2021

Depuis 2003, date de la première version de la norme EN 14065, la démarche RABC (pour « Risk Analysis Bio-contamination Control ») vise à évaluer et contrôler les risques de contamination biologique dans le domaine du nettoyage du linge. Quels sont les risques et les bonnes pratiques dans ce domaine ? Réponse avec Florelle Renet, conseillère fonction Linge, spécialiste RABC au sein de SCLESSIN productions, société référencée par l’UGAP.

lave linge

Les risques

« Le risque biologique concerne divers secteurs d’activité : l’agriculture, l’agroalimentaire, l’environnement ou encore la santé. Les agents biologiques (bactéries, virus ou germes) constituent des vecteurs opportunistes de maladies chez l’homme et le linge peut lui aussi être une passerelle à risques. Pour garantir les risques infectieux et contrôler une potentielle contamination, la démarche RABC est appliquée en blanchisserie hospitalière (CHU, Ehpad…) et plus généralement dans tous les périmètres professionnels traitant du linge « santé » (comme les cliniques, ESAT, EA etc.)

Les bonnes pratiques

La démarche RABC a pour but de mettre en place un dispositif qui garantit un niveau d’hygiène optimal du lit au lit, c’est-à-dire depuis la collecte du linge sale, jusqu’au rendu du linge propre. L’entretien et le nettoyage du linge suivent un circuit de lavage strict où l’hygiène et la sécurité sont maîtrisées. L’idée est d’être vigilant sur la désinfection à toutes les étapes. Pour éviter les risques de contamination, il faut surveiller la qualité de l’eau, mais aussi celle de l’air (à travers la ventilation par exemple). Il faut également surveiller l’hygiène des mains de tous ceux qui manipulent le linge, mais aussi s’assurer de désinfecter toutes les surfaces incluses dans le cycle du linge, des tables jusqu’aux charriots en passant par les rayonnages ou encore les casiers. Autre point important : respecter la traçabilité en tenant un registre, un journal de bord ou même le manuel RABC directement.

Les obligations

À ce jour il n’y a pas d’obligation ni de règlement dans ce domaine mais la démarche RABC est incontournable si l’on veut garantir l’intégralité microbienne du linge produit. La qualification RABC d’un espace professionnel traitant du linge est un gage de sérieux, d’efficacité et de sécurité. Elle est attribuée par un expert qui vient évaluer le respect des principes d’hygiène à chaque étape du circuit du linge. Son diagnostic est confirmé par les résultats des tests microbiologiques réalisés sur le linge en respectant une procédure précise. Pour un meilleur suivi, la qualification RABC d’un établissement est réévaluée à intervalles réguliers ».

Les 7 principes de la démarche RABC :

1- Connaître les risques microbiologiques relatifs au traitement du linge
2- Définir les points de contrôle des risques connus
3- Déterminer un niveau maximal de tolérance pour chaque point de contrôle
4- Appliquer un système de surveillance
5- Élaborer des méthodes rectificatives en cas de manquement
6- Mettre en place des actions de contrôle et d’évaluation du système RABC
7- Rédiger une documentation explicative des dangers et des réponses apportées


L’expertise SCLESSIN :

Sclessin a développé une expertise sur la démarche RABC depuis plusieurs années et accompagne les établissements qui souhaitent améliorer leurs bonnes pratiques à travers des journées de formation ou encore des audits gratuits du circuit du linge. Une majeure partie de sa gamme d’équipements a par ailleurs été certifiée conforme à la méthode RABC


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