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Colloque APASP/UGAP : l'innovation au coeur des débats

Mis à jour le mardi 09 mai 2017

« Pour satisfaire l’objectif de 2 % d’achats innovants d’ici 2020, les acheteurs publics ont tout intérêt à s’appuyer sur l’UGAP ». Ce conseil prodigué par Philippe Berna, délégué innovation auprès du Médiateur des Entreprises lors d’un colloque Apasp* / UGAP organisé le 23 mars 2016, illustre le rôle clé de la centrale d’achat public en terme de relais des politiques publiques.

« Forte de 52 millions d’euros d’achats innovants et 350 PME fournisseurs, l’UGAP s’impose comme un véritable soutien à l’innovation », confirme Sébastien Taupiac, directeur délégué aux offres complexes au sein de l’établissement. Membre associé du pass French Tech, la centrale a déjà intégré sept entreprises titulaires du pass dans son catalogue. « Elles ont bénéficié d’un accès privilégié à notre dispositif de détection et qualification de l'innovation », précise-t-il. Pour Jean-Romain Micol, responsable des Métropoles French Tech, « collaborer avec des jeunes pousses encore en devenir, c’est forcément prendre un risque. Aussi, la valeur ajoutée de l’UGAP, via sa force d’achats colossale, est d'amortir cette prise de risque en faisant effet de levier ».

Faire le pari de l’innovation, oui, mais encore faut-il que tous les acheteurs publics se mettent à la page. « L’UGAP ne peut pas se permettre d’acheter des solutions innovantes si elles ne sont pas, in fine, sollicitées par ses clients. Preuve que tout un écosystème vertueux doit se mettre en place », avertit Sébastien Taupiac.

Et c’est bien là que le bât blesse : « nombre d’acheteurs réagissent mal à l'idée même d’innovation, car ils ne savent pas appréhender une telle notion », constate Jean-Marc Peyrical, président de l'Apasp. Résultat : peu d’entre eux s’approprient les dispositifs prévus dans le Code pour favoriser les offres novatrices : allotissement, variante, dialogue compétitif, etc. « C’est dire si le droit public devrait être un outil plus qu’un frein à l’innovation ! » confirme Guillaume Malespine, directeur juridique adjoint de l’UGAP, tout en conseillant aux acheteurs publics « d’oser l'innovation en s’attelant davantage à la pratique contractuelle, via l’intégration de clauses ou critères de sélection dans les cahiers des charges ».

Ce qui suppose un pré requis : une diffusion plus large de la pratique du sourcing. « Car en effet, sans une veille approfondie en amont, impossible de dégoter les innovations ad hoc », lance Jean Noël De Galzain, vice-président du pôle Systematic. Un impératif intégré par les acheteurs de l'UGAP qui consacrent 30 % de leur temps au sourcing, et 30 % au suivi de la relation contractuelle : respect du délai légal de paiement à 30 jours et surtout, possibilité de recours à l'affacturage collaboratif ou de bénéficier d'une avance jusqu’à 30 % sans garantie à première demande. C’est la démarche de l’UGAP – forte du label relations fournisseurs responsables - de pallier aux problèmes de trésorerie de ses fournisseurs.

Pour Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, « cet accompagnement de proximité s'avère d'autant plus essentiel pour les PME, dont 25 % disparaissent chaque année à cause de retards de paiement ». On l'aura compris, qui dit fournisseur innovant, dit d'abord... fournisseur vivant.

* Apasp : Association pour l'achat dans les services publics.

Nicolas Vaillant, Clinifit

« Notre innovation favorise la remise sur pieds des patients »

Voilà une innovation de rupture que Nicolas Vaillant, p-dg de Clinifit, n'aurait pu porter via un appel d'offres traditionnel. « Lorsque nous avons lancé notre concept de chambre revalidante, favorisant une rapide remise sur pied du patient grâce à des modules technologiques intégrés, notre choix s'est porté sur le marché belge », raconte l'entrepreneur. La raison ? « Même si le Code des marchés publics belge est similaire au nôtre, prévaut dans ce pays une gouvernance transversale au sein des hôpitaux qui favorise une approche plus pragmatique et moins en silos dans les cahiers des charges, plus propice à l’innovation ». De quoi permettre à la structure lilloise, fruit du rapprochement de huit entreprises du biomédical de la région de signer dès 2013 son premier contrat avec un hôpital de Charleroi. Après avoir conquis la Belgique, l’assemblier de la chambre du futur prospecte désormais l’Hexagone, avec l’appui de l’UGAP en première ligne dans la promotion d’une telle innovation. « Ce qui séduit nos clients publics, c’est le mode de gestion innovant de nos chambres, puisqu’elles peuvent être louées aux établissements de santé via un partenaire spécialiste du leasing. Un modèle qui permet de rendre la chambre rentable en treize nuits d'occupation par mois ». C’est dire le gain pour les acteurs hospitaliers dont l’une des priorités phare est de rationaliser leurs dépenses.

3 questions à Jean-Claude Barré, Ledex

  • Quelle est la valeur ajoutée apportée par votre lampe à leds ?

Jean-Claude Barré : La spécificité de nos leds est qu’elles sont immergées dans une huile spécifique. Aussi, elles ne s’oxydent guère et affichent une longévité plus élevée. Ce qui induit des coûts de maintenance réduits. Plus encore, nos ampoules connectées sont réglables à l’envie (intensité lumineuse et zone à éclairer), à partir d’une tablette ou PC. De quoi réduire la facture d’électricité des collectivités locales jusqu’à 60 %. Au-delà de leur modulation possible, nos leds apportent un autre gain pour nos clients publics : la revitalisation des centre-villes.

  • De quelle manière exactement ?

JCB : Nos solutions intelligentes et communicantes peuvent recevoir ou émettre de l'information. Concrètement, on peut y glisser une micro caméra de vidéosurveillance permettant « d'envoyer des SMS au commissariat » ou encore, dans un autre registre, de repérer des mouvements sismiques ! Preuve du caractère innovant de notre solution, elle a reçu le premier prix du Salon des maires en 2014.

  • Quel est le rôle joué par l’UGAP pour promouvoir votre solution ?

JCB : Il est essentiel. Et pour cause : sans l’appui de l’UGAP – qui nous a sélectionné après un appel d’offres et inscrit nos leds dans son catalogue en 2015 – nous n’aurions jamais pu faire connaître notre solution auprès des collectivités. En effet, les acheteurs publics sont parfois récalcitrants à opter pour une innovation portée une entreprise seule sur son marché, par crainte de ne pouvoir organiser de mise en concurrence. Or il existe d’autres outils à leur disposition tel que le marché négocié pouvant être passé avec ou sans publicité préalable. Fort heureusement, l’UGAP a su adapter ses pratiques achats… Le business apporté par la centrale représente aujourd’hui 80 % de notre chiffre d’affaires. Nous aurons d’ailleurs le plaisir de présenter notre solution sur les stands de l’UGAP du prochain salon de l’Amif, du Paris Healthcare Week (sur le village innovation crée pour l’occasion), et du Salon des maires 2016.

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L'UGAP adhère au code déontologique de la Fevad et au système de Médiation du e-commerce.