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Electricité : un marché qui fait carburer à des énergies vertes !

Mis à jour le mardi 19 décembre 2017

Quel est le point commun entre le Sénat, le lycée Alcide d’Orbigny (44) et Villeneuve d’Ascq ? Celui d’afficher, depuis le 1er janvier 2016, une consommation d’électricité  verte ! Et ce, en ayant intégré, comme des milliers d’acteurs publics, un marché groupé opéré par l’UGAP et dont la centrale d'achats est aussi l'un des bénéficiaires. Focus.

Des acteurs publics qui carburent à l'électricité verte ? Tel est le parti adopté par le Sénat, Villeneuve d’Ascq (59) ou encore le lycée Alcide d’Orbigny (44) en ayant intégré, fin 2015, comme des milliers d’acteurs publics, un marché groupé opéré par l’UGAP. Un choix qui s'inscrit dans le contexte de fin des tarifs réglementés de  l'électricité effective depuis le 31 décembre 2015 pour les sites dont la puissance est supérieure à 36kVA.

Et pour cause : c’est la date à partir de laquelle les acteurs publics ont dû revoir leurs conditions de fourniture en électricité, à l'image de ce qui avait prévalu en 2014 pour le gaz naturel (pour lequel l'UGAP avait monté un marché groupé inédit). « Ce dispositif qui se décline aujourd'hui pour l'électricité permet, en effet, aux personnes publiques de passer le cap de la fin des TRV (tarifs réglementés de vente) sans encombre, en s’affranchissant d’une procédure d’appel d’offres complexe dans un calendrier contraint », estime Philippe Tessier, directeur de projet à l'UGAP qui figure elle-même parmi les bénéficiaires du marché, optant ainsi depuis le 1er janvier dernier de l'électricité verte, issue de l’éolien, de l’hydraulique ou du solaire.

Un léger surcoût

« La particularité d'un tel dispositif était de laisser le choix de la part d’électricité verte –  50%, 75% ou 100% - à chaque bénéficiaire », indique Nicolas Bisson, chef de projets énergie à l'UGAP. Si l'UGAP consommait jusqu'alors une part d’énergie renouvelable d'environ 15 % (issue du mix énergétique national), elle se décide à opter pour une consommation à 100 %. « Pour un surcoût  de quelques pourcents seulement, il nous a paru opportun de faire un tel choix, comme d'autres bénéficiaires du marché», poursuit Nicolas Bisson, qui va ainsi réduire ses émissions de CO2 d'environ 400 tonnes par an ! Une telle décision « s'inscrit largement dans la démarche RSE de la centrale d'achat public », comme le rappelle Alice Piednoir, responsable développement durable et achats responsables au sein de la direction de l’offre de UGAP, qui a par ailleurs réalisé son dernier bilan carbone en 2013 et entend le renouveler prochainement.

52 000 points de livraison dans toute la France

Pour le Sénat également, ce choix s'avère stratégique « puisqu'il s'inscrit dans la continuité de notre engagement concret en faveur du développement durable et de la réduction de notre consommation d’énergie », explique la chambre parlementaire dans un communiqué. Une démarche tout aussi similaire à celle adoptée par les collectivités de ce marché ayant opté pour l'électricité verte à 100 %, à l'instar de Villeneuve d'Ascq (voir encadré).

Rappelons que plus de 3 000 personnes publiques ont intégré cet appel d'offre groupé d'électricité opéré par la centrale d'achats et publié en juillet 2015 soit six mois avant la fin des tarifs réglementés de vente. « Ce qui représente 3,3 milliards de kWh et 52 000 points de livraison dans toute la France », conclut Philippe Tessier.


Gérard Caudron, maire de Villeneuve d'Ascq

« L'UGAP a apporté toute son expertise dans un marché spécifique comme l'énergie »

Gérard Caudron, maire de Villeneuve d’Ascq (59) plante le décor: « Grâce à ce nouveau marché de l’UGAP offrant une électricité 100 % verte, nous allons pouvoir largement remplir notre engagement de réduction de 20 % nos émissions de CO2. Et ce, via le recours à la même proportion d'énergie renouvelable, alors qu'une telle part n'atteignait jusqu'alors que 6 % ».
Le maire s'estime satisfait de cette collaboration : « la procédure d’appel d’offres - entièrement supportée par la centrale d'achat public – a été très efficace », illustre-t-il. Le calendrier prévisionnel a été respecté avec une attribution des marchés - à EDF, Engie et Electricité de Strasbourg - en octobre 2015 laissant deux mois à la ville pour préparer le changement de fournisseur. La transition s’est déroulée de manière optimale. « En effet, les différents points de livraison d’énergie électrique du patrimoine de la ville ont uniquement concerné trois lots et deux fournisseurs du nouveau marché, ce qui s'avérait aisément gérable », précise le maire.
L’UGAP a entièrement pris en charge les changements de fournisseurs sur la base d’un fichier transmis par la ville comprenant la liste de tous les points de livraison avec les puissances souscrites. Ainsi les anciens tarifs (bleu, jaune, vert) ont été transférés dans les lots du nouveau marché sans difficulté.
« De plus, le marché mis en œuvre par l’UGAP offre des caractéristiques qui permettent une souplesse de gestion comme l’absence d’engagement de consommation, une durée du marché de trois ans, la possibilité d’arrêt ou d’adjonction de contrats de fourniture en cours de marché et encore la couverture de l’ensemble des besoins : bâtiment, éclairage public, branchement forain, branchement chantier... », complète le maire.
L’UGAP a apporté, d’après la mairie, sa compétence dans un marché très spécifique de l’énergie lié aux fluctuations économiques avec au final un gain financier notable pour la ville.
Et pour cause : si le choix de l’électricité verte a entraîné un surcoût pour le budget municipal de moins de 10 000 €, il a été largement compensé par l’économie de 150 000 € engendrée par le nouveau contrat sur une facture globale d’électricité de... 1 300 000 €.


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