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France Hydrogène : « L’UGAP, un levier clé pour massifier et faire baisser le coût des bus à hydrogène »

Reportage Mis à jour le lundi 07 février 2022

Alors que la centrale d’achat public dispose d’une toute première offre de bus à hydrogène depuis début 2021, l’association France Hydrogène souligne le rôle clé de l’UGAP dans la structuration d’une telle filière.

Stephanie Paysant

Autonomie énergétique de bâtiments ou de territoires isolés, chauffage et surtout mobilité durable : saviez-vous que l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone devrait capter d’ici 2050, 15 % à 20 % des besoins énergétiques mondiaux ? Des chiffres délivrés par l’association France Hydrogène qui rassemble les acteurs clés de la filière. A l’instar de l’UGAP qui a sifflé le départ de ses ventes de bus à hydrogène dès 2021, avec quatre engins dédiés déjà commercialisés à la ville de Pau, par exemple.

Mais quid de la valeur ajoutée de ce vecteur d’énergie, propre à décarboner l’industrie selon les experts ? Contribuer à terme à hauteur de 20 % à la baisse requise pour limiter le réchauffement climatique à 2°C ! Alors que la France a lancé en septembre 2020 un plan de 7 milliards d’euros afin de s’imposer parmi les leaders mondiaux de l'hydrogène décarboné d’ici 2030, « reste maintenant à passer des démonstrateurs à l’industrialisation, notamment pour la mobilité lourde où les performances de l’hydrogène ne sont plus à démontrer », analyse Stéphanie Paysant, directrice de la communication de France Hydrogène qui s’est fixée un objectif ambitieux de 1000 bus à hydrogène déployés d’ici 2024.

Encore deux fois plus cher qu’un bus classique

« C’est dire l’intérêt que de telles solutions innovantes figurent désormais dans le catalogue de l’UGAP afin que les collectivités puissent y accéder de manière massifiée et donc à un coût in fine plus compétitif ! » , complète l’experte.

déchets

Car c’est bien là que le bât blesse : « un bus à hydrogène reste encore environ deux fois plus cher qu’un bus classique… Pour l’électrique, les prix sont comparables » , note Stéphane Pukala, chef de produits véhicules à l’UGAP, dont l’offre en la matière est disponible depuis début février, via deux titulaires, Van Hool et la PME albigeoise Safra. Rappelons que depuis le 1er janvier 2020, 50 % des bus acquis par les collectivités doivent être catégorisés en faibles émissions pour les flottes de 20 véhicules et plus, selon la loi d’orientation des mobilités. Ce taux sera porté à 100 % à partir du 1er janvier 2025.



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