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Grand Poitiers : « la participation numérique citoyenne pour élaborer notre plan climat air énergie territorial »

Mis à jour le vendredi 05 juin 2020

Emmanuelle Redien

Alors que les questions environnementales interpellent toujours plus les citoyens, Grand Poitiers a choisi de miser sur la plateforme numérique Cap Collectif, disponible à l’UGAP, pour prendre en compte les avis des habitants dans la mise en œuvre du PCAET, Plan Climat-Air-Energie Territorial, adopté fin 2019. Explications d’Emmanuelle Redien, Directrice des relations territoriales et Thomas Honoré, Responsable du Pôle Prospective-Climat, au sein de l’intercommunalité.

Quelle tradition de participation citoyenne prévaut sur le territoire du Grand Poitiers ?

Cette tradition caractérise, en effet, largement notre territoire, puisque depuis déjà 2002, l’intercommunalité a mis en place un conseil de développement, véritable espace de dialogue entre la société civile et les élus locaux, rendu d’ailleurs obligatoire dans les villes de plus de 50 000 habitants, depuis la loi engagement et proximité de 2019. Plus encore, à Poitiers même, pas moins de dix maisons de quartiers ont été créées avec pour mission de booster le pouvoir d’agir des 90 000 habitants. Mais au-delà de telles initiatives, encore fallait-il prendre le virage du numérique en matière de consultation citoyenne, et ainsi dépasser le seul cadre des réunions publiques. Un parti finalement adopté en 2019 alors que nous avions pour impératif d’élaborer d’ici la fin de l’année notre PCAET, plan climat air énergie territorial. Une opportunité de consultation non négligeable alors que les questions environnementales interpellent toujours plus les citoyens ! C’est pourquoi, nous avons choisi de miser, in fine, sur la plateforme numérique Cap Collectif, disponible à l’UGAP.

Pourquoi un tel choix ?

Thomas Honoré

Au regard de nos contraintes de calendrier pour la mise en œuvre du PCAET, nous devions aller vite pour acquérir un tel outil. Après avoir réalisé un benchmark des différents acteurs du marché, la solution de Cap Collectif a suscité un vif intérêt tant en terme de coût que de modules proposés. Un outil qui plus est prisé par nombre de métropoles, de Nantes à Grenoble. Mais c’est surtout la sélection d’une telle offre par l’UGAP qui a été déterminante dans notre choix. De quoi largement simplifier la procédure d’achat - un vrai plus conféré par le recours à la centrale d’achat -, et ainsi, garantir le respect des délais. D’autant que la plateforme du prestataire, très aisément paramétrable, a pu être développée et personnalisée en six semaines à peine selon nos desideratas en termes de design, de modules, etc. Ainsi, la concertation numérique a débuté dès début juillet pour une durée de trois mois, chaque participant pouvant voter pour ou contre chacune des 116 actions du PCAET proposées, classées en sept thèmes : mobilité, habitat, déchets, urbanisme, etc. Pour y prendre part, les habitants devaient simplement s’inscrire sur la plateforme intitulée jeparticipe-grandpoitiers.fr qui a fait l’objet, en amont, d’une vaste campagne de communication (presse locale, affichage, etc.)

Quel bilan dresser d’une telle opération ?

La consultation a suscité le concours de 351 participants, ayant émis 4500 votes et plus de 1000 contributions. Dont 684 arguments pour ou contre les mesures proposées et 230 nouvelles propositions émises. En parallèle de la consultation numérique, trois réunions publiques ont fait émerger 72 idées supplémentaires. Autant de remontées qui nous ont permis d’affiner l’élaboration du PCAET fort de 125 propositions contre 116 initialement. Parmi les neuf nouvelles actions identifiées par nos services : le développement des motorisations alternatives, la mise à disposition de poules dans les jardins des ménages ou encore l’installation de récupérateurs d’eau de pluie dans les foyers. Si trois quart des actions initialement soumises au vote ont suscité une certaine adhésion, 26 actions ont toutefois été modifiées ou précisées au regard des commentaires émis. Par exemple, nous avons veillé à requalifier davantage la question de la végétalisation des espaces publics, en indiquant par exemple, les îlots de fraicheur à mettre en œuvre en ville. Co-défini avec les habitants, le nouveau PCAET amendé a, in fine, été soumis aux élus qui ont retenu 82 % des propositions, les autres ayant été écartées pour des raisons de compétence, de faisabilité ou des motifs politiques. Autant d’actions en cours de déploiement donc, depuis début 2020 ! Complément essentiel à d’autres leviers de consultation plus traditionnels, la plateforme Cap Collectif a ainsi contribué à rendre plus lisible une telle concertation en faveur de la démocratie participative. Et désormais, les prochaines à venir.

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