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Haute-Loire : un lycée agricole optimise la gestion de ses bio-déchets

Mis à jour le mercredi 05 mai 2021

Sensible au tri des déchets, le lycée Brioude-Bonnefont-Saugues, en Haute-Loire, a investi, via l’UGAP, dans un système innovant, le déshydrateur thermique. En diminuant la fréquence de collecte des déchets organiques produits en cuisine, cette solution de la TPE française Serveco permet au client public de remplir son obligation légale en matière de traitement à la source des bio-déchets. Focus.

déshydrateur thermique

Alors que les seuils réglementaires de traitement des bio-déchets ont été abaissés à dix tonnes par an et par établissement depuis le 1er janvier 2016, dans le cadre de la loi Grenelle II, de plus en plus d’acteurs publics rivalisent d’ingéniosité pour se mettre au diapason d’une telle obligation légale. C’est le cas du lycée agricole Brioude-Bonnefont-Saugues, en Haute-Loire, en misant, via l’UGAP, sur un système innovant propre à diminuer la fréquence de collecte des déchets organiques produits en cuisine : le déshydrateur thermique*.

« Après un benchmark sur les solutions proposées, nous avons opté pour ce produit disponible via la centrale d’achat public. Comparer différents fournisseurs nous a permis d’être objectifs et de réaliser le choix le plus adapté à nos besoins », explique-t-on au lycée. Conçu par la TPE française Serveco, cette solution permet un pré-traitement des biodéchets directement sur leur lieu de production en réduisant jusqu’à 90 % leur masse par évaporation de l’eau. Le résultat obtenu ? « Un biodéchet déshydraté sec qui - en bénéficiant de ce prétraitement - permet de réduire les nuisances associées au stockage de tels résidus alimentaires : odeur, putréfaction, hygiène. Réduite à l'état de séchât, la place prise par les déchets est ainsi optimisée », explique Emmanuel Catelain, responsable du développement commercial de Serveco.

D’une collecte quotidienne à une collecte mensuelle

déchets

Avec à la clé, un gain aussi bien écologique qu'économique ! Et pour cause : « de facto, les coûts de gestion interne - matériel d’entretien et de nettoyage, personnels, etc. - se trouvent réduits de même que ceux associés à la collecte des biodéchets qui devient bien moins fréquente, celle-ci pouvant passer, par exemple, d’un rythme quotidien à un rythme mensuel », détaille le responsable du développement commercial de la société, qui conçoit des déshydrateurs thermiques d’une contenance de 30 à 1000 litres par cycle de séchage.

Autant de bénéfices dont profite, in fine, le lycée agricole, qui a d’ailleurs perçu une subvention de 30 000 euros du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes pour l’acquisition d’une telle innovation. « L’investissement initial de près de 32 000 euros a donc été vite rentabilisé compte-tenu des coûts importants des collectes des déchets par le syndicat intercommunal à hauteur de 10 000 euros par an », indiquent les équipes du lycée. Rappelons qu’à l’horizon 2025, dans le cadre de la loi de transition énergétique, l’intégralité des bio-déchets devra être triée à la source y compris ceux des ménages.

*Déshydrateur thermique « DAISY ® » made in France

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