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Innovation sociale : comment la Métropole lilloise communique sur l’accessibilité de son patrimoine

développement durable Mis à jour le jeudi 14 mars 2019

Afficher le niveau d’accessibilité, selon les différents cas de mobilité réduite, des bâtiments les plus fréquentés du territoire métropolitain : c’est le parti adopté par la Métropole européenne de Lille en s’appuyant, via l’UGAP, sur l’expertise de la start-up locale Picto Access. Décryptage.

Handicap porte pitonne

L’accessibilité à tout et pour tous ? Voilà un enjeu sociétal majeur, que prend à bras le corps la Métropole européenne de Lille, et ce, en misant notamment sur un levier : l’innovation numérique. A savoir, le recours – via l’UGAP - à « la solution Picto Access qui nous permet de communiquer sur le niveau d’accessibilité des bâtiments publics. De quoi compléter la démarche en cours d’agenda d’accessibilité programmée répondant à nos obligations légales en la matière », explique Manon Souames, chargée de mission accessibilité et modes doux au sein de la métropole, qui prévoit d’investir 4 millions d’euros pour les travaux de mise aux normes de ses 55 ERP (Etablissements recevant du public) et 29 IOP (Installations ouvertes au public).

« Des aménagements plus ou moins lourds selon les sites », précise l’intéressée, en rappelant « qu’après trois ans de travaux, près de la moitié des bâtiments publics de la métropole sont désormais accessibles ». C’est dire l’intérêt de la solution de la start-up lilloise Picto Access, « qui nous permet de valoriser les actions déjà mises en place et celles à venir. Et surtout prévenir nos usagers en amont de leurs déplacements des conditions d’accueil et difficultés éventuelles qu’ils pourraient rencontrer sur tel ou tel site », complète Manon Souames, évoquant « des infos désormais disponibles clé en main grâce à une telle solution digitale propre à offrir une visibilité très pratique aux métropolitains ».

Huit pictos au choix

Picto PMR

De quelle manière exactement ? Au travers de pictogrammes de couleur verte, orange ou rouge, mis en ligne sur les sites web, pages Facebook, etc., de chaque lieu métropolitain, indiquant si celui-ci est 100 % accessible (vert), partiellement et nécessitant un accompagnement (orange) ou pas du tout (rouge). Huit pictos différents sont ainsi proposés par « fragilité » : personnes aveugles, malvoyantes, sourdes, malentendantes, handicapées mentales / atteintes d’un trouble cognitif, personnes en fauteuil ou ayant des difficultés à marcher et enfin personne ayant une poussette.

« Preuve qu’au-delà du handicap stricto sensu, notre démarche a bien pour objectif de dépasser le volet réglementaire en pensant l’accessibilité au sens large au profit de tous nos usagers, etc. », commente Audrey Masquelin, cheffe de service Politiques de déplacements au sein de la métropole dont l’accompagnement délivré par la start-up se structure en deux étapes. Tout d’abord, la mise en œuvre d’un diagnostic d’accessibilité de 70 sites d’intérêt touristique, sportif…, du territoire, d’ores et déjà sélectionnés par l’acteur public. Une fois les audits réalisés sur place par les équipes de Picto Access – qui s’étaleront jusqu’à fin mars 2019 – une base de données sera établie, à partir de laquelle client et fournisseur identifieront les picto ad hoc à mettre en ligne d’ici mi-2019.

Souames

Attractivité du territoire

Aussi, « l’ensemble du territoire sera maillé au fur et à mesure – renforçant ainsi son attractivité -, puisque les villes de Lille ou encore Roubaix vont, elles aussi, recourir à Picto Access, pour leurs propres bâtiments municipaux », se félicite la chargée de mission, ravie d’avoir profité du soutien de l’UGAP « pour gagner en souplesse et rapidité lors du processus d’achat, auxquelles s’ajoute un certain gage de confiance en la solution acquise que confère la sélection par la centrale d’achat ».

Une sélection dont peut, en effet, largement se prévaloir Picto Access, qui, comme le rappelle son dirigeant François Monié, « réalise désormais 80 % de son chiffre d’affaires grâce à l’UGAP ! »

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