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Les collèges du Loiret en pointe sur le traitement des bio déchets alimentaires

Mis à jour le mercredi 28 juillet 2021

Des épluchures en cuisine aux restes dans les assiettes, la restauration scolaire doit désormais trier et recycler le contenu de ses poubelles. En effet, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit à l’horizon 2025 que l’intégralité des bio déchets devra être triée à la source. Un virage déjà bien entamé dans les collèges du département du Loiret.

Une démarche intégrée par les élèves

Eco concept with recycling symbol on table background top view

« Voilà trois ans que nous travaillons avec l’UGAP sur cette thématique. Aujourd’hui 98% de nos collèges ont intégré la participation des élèves au tri sélectif et nous espérons atteindre les 100% d’ici la fin de l’année », témoigne David Ducanos, technicien aménagements fonctionnels au sein de la Direction de l’éducation et de la jeunesse du département du Loiret. Pour celui qui est en charge d’analyser et de répondre aux différents besoins des collèges du département, « l’objectif est d’associer les collégiens à la démarche du tri » Opération réussie, donc, et ce pour plusieurs raisons. Grâce au travail pédagogique réalisé en installant des panneaux explicatifs dans les réfectoires, les élèves ont appris à organiser leur plateau pour le vider le mieux possible dans des poubelles adaptées. « Les tables de tri sont très pratiques pour cela. Il en existe de plusieurs dimensions avec trois ou six trous pour optimiser le tri sélectif », détaille David Ducanos. Côté volume, « difficile de connaitre le poids exact des bio déchets ainsi triés, mais nous avons lancé cette année une campagne de pesée dans les collèges », précise-t-il.

Des équipements adaptés

Le choix des équipements est déterminant pour garantir le circuit et le suivi des bio déchets alimentaires. Selon David Ducanos, « l’offre de l’UGAP est très complète car elle propose des mobiliers adaptés à la taille des réfectoires par exemple ». Dans le cas des collèges du Loiret, ce sont des tables de pré-tri et des digesteurs intégrés qui ont été retenus. « Avec ce système, les bio déchets sont déposés dans une station de chargement, broyés, puis transférés à l'aide d'une pompe ou d'un système par aspiration jusqu'à une cuve de stockage », explique David Ducanos. Le tout est ensuite prélevé par une société spécialisée dans la production de biogaz par méthanisation. Avec ce système, le traitement des bio déchets alimentaires est respecté, les élèves impliqués et « la chaîne de traitement est efficace de bout en bout », se félicite David Ducanos.

Ce que dit la loi :

• Deux types de publics sont concernés par le tri à la source des bio déchets : les gros producteurs et les ménages.
• À partir de 2025, la loi imposera aux professionnels produisant majoritairement des bio déchets, qu'ils soient triés en vue d'un traitement en compostage ou en méthanisation.
• Cette obligation s'applique déjà, depuis 2016, aux producteurs de plus de dix tonnes par an.
• Les députés ont aussi créé une étape intermédiaire en imposant, en 2023, le tri aux producteurs de plus de cinq tonnes par an.
• Un autre amendement étend, à partir de 2024, l'obligation de tri des bio déchets à tous les producteurs ou détenteurs de bio déchets, y compris aux collectivités territoriales dans le cadre du service public de gestion des déchets, et aux établissements privés et publics qui génèrent des bio déchets.

Sources Ademe


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