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STEAM Education : place aux robots éducatifs !

innovation Mis à jour le mardi 17 septembre 2019

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Pour redonner le goût de la science et des technos à nos enfants, l’approche éducative STEAM (Sciences, Technologies, Engineering, Arts et Mathématiques) fait des émules dans le monde anglo-saxon, et désormais, aussi chez nous en France. Retour sur ce mode d’apprentissage faisant la part belle aux robots éducatifs, avec les témoignages du réseau Canopé, la PME Easytis, titulaire de l’UGAP, et le conseil départemental du Val d’Oise lors d’une web radio organisée durant les Rencontres de l’Orme 2019.

Ecouter le podcast (15:14) :

L’approche éducative STEAM ? Voilà un acronyme très en vogue dans le milieu éducatif anglo-saxon et désormais aussi chez nous en France. Son objectif, dans un monde qui se digitalise de plus en plus : donner le goût de la science et des technos à nos enfants. Mais de quelle manière exactement ?

« En regroupant les sciences, la techno, l’engineering, les arts et les maths, le STEAM se rapporte finalement à toutes les facettes du progrès, autrement dit à toutes les composantes des innovations qui nous entourent. Grâce à une telle approche pédagogique transversale, l’idée est bien de fournir aux élèves des outils numériques tels que des robots éducatifs dans le cadre d’ateliers pratiques leur permettant d’appréhender ces matières de manière ludique », développe Nicolas Michel, représentant du Réseau Canopé.

Beebot

Bee-Bot

L’objectif à la clé est de taille : développer chez les enfants un certain nombre de compétences essentielles au 21ème siècle, comme la robotique, le codage... « Au lieu d’apprendre les matières isolées les unes des autres, l’idée est donc de les croiser en utilisant des outils multiples à vocation pédagogique comme des petits robots intuitifs que les enfants adorent ! », explique Patrice Ulles, président de la société Easytis, PME titulaire de l’UGAP, qui se présente justement comme le spécialiste français des Steam Education. Et pour cause : pas moins de 15 000 « Bee-Bot » distribués par cette société innovante sont déjà utilisés dans les classes de maternelles, des petits robots au coût unitaire d’environ 70 euros.

« En France, on apprend les sciences qu’en sixième. Or pour beaucoup d’élèves pas à l’aise avec ces matières, c’est déjà trop tard pour rectifier le tir ! Résultat : nombre d’entre eux, en particulier les filles, ne s’orientent pas ensuite vers les filières techniques. C’est pourquoi il faut aider très tôt les petites filles à apprendre et aimer les maths et les sciences. Dans un monde qui s’informatise de plus en plus, ce type de connaissances pourra grandement servir aux futurs adultes qu’elles deviendront », analyse le dirigeant.

Nicolas Maitre

Challenges robotiques inter-collèges

Autant d’enjeux éducatifs qui interpellent de plus en plus les collectivités territoriales, à l’instar du Conseil départemental du Val d’Oise qui recourt précisément aux robots de la société Easytis. « Le Steam est un élément essentiel de la politique du département en matière éducative. Ainsi, nous avons équipé depuis 2017 une cinquantaine de nos collèges en robots mBot et ce, pour organiser notamment des challenges robotiques auxquels ont participé, cette année, 36 de nos établissements », explique Nicolas Maître, responsable du pôle éducatif au sein du département. .

Destinés aux collégiens, ces modèles de robots plus poussés que le « Bee-Bot » (coût unitaire d’environ 200 euros), permettent aux enfants d’aller plus loin encore dans le travail de programmation de l’engin, sans susciter, en amont, de formations trop poussées pour les enseignants. C’est dire l’intérêt de telles solutions « qui inculquent les vertus du travail collaboratif, tout en permettant à tout à chacun, enfant comme adulte, de comprendre comment il peut agir sur son environnement numérique », conclut Nicolas Michel.

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