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Télémédecine : le CHU de Tours teste la télé-échographie pour optimiser le parcours de soins

innovation Mis à jour le vendredi 08 février 2019

Tele echographie

« Melody ». Voilà le nom de code du dispositif d’échographie à distance de la PME Adechotech disponible à l’UGAP et testé par le CHU de Tours au profit des personnes âgées hospitalisées. De quoi offrir un gain de temps aux patients lors de la prise de rendez-vous et un diagnostic aussi précis que rapide.

Au CHU de Tours, l’échographie à distance robotisée devient désormais réalité ! Alors que l’hôpital avait déjà mené, par le passé, diverses recherches en matière de télé-échographie, « nous avons poussé la démarche plus loin encore dans le cadre d’une expérience pilote démarrée dès fin 2017, avec l’appui de l’entreprise tourangelle Adechotech sélectionnée par l’UGAP », explique Corneliu Gradinaru, praticien et échographiste au sein de l’établissement de santé.

L’objectif : mettre en oeuvre une étude médico-économique pour évaluer la rentabilité d’une telle solution innovante, baptisée « Melody ». « De quoi s’assurer qu’elle répond avec efficacité à toutes les questions que peuvent se poser les médecins prescripteurs lors de leur diagnostic », poursuit le docteur, en indiquant que le système de télé-échographie a ainsi été testé « sur le site distant de L’Ermitage, un service de soins de suite gériatriques, dépendant de notre CHU ».

Système de visioconférence

Car en effet, la valeur ajoutée d’une telle innovation à la pointe de la télé-médecine est de pouvoir être déployée aussi bien dans les déserts médicaux en zones rurales ou péri-urbaines, « que dans d’importants CHU comme celui de Tours, éclaté en plusieurs sites au sein de l’agglomération. Et ce, pour éviter des trajets inutiles, surtout pour des patients âgés et hospitalisés, pouvant difficilement être déplacés ».

Concrètement, le médecin imageur « pratique l’examen à distance, sur le site de Bretonneau du CHU de Tours, via une interface de commande lui permettant de paramétrer l’échographe et de déplacer en temps réel la sonde échographique positionnée sur le corps du patient, hospitalisé à L’Ermitage ». Grâce à un système de visioconférence, le personnel de santé - présent sur place, aux côtés du patient – assiste, à distance, le praticien. De quoi s’assurer que la sonde échographique - reliée à l’échographe via un bras robotisé - est bien positionnée selon les indications données par le médecin.

Gradinaru

Une image nette et reproductible

« Briefés en amont par ce dernier, les manipulateurs en radiologie médicale sont ainsi en mesure de bien manier la sonde échographique », indique le docteur, d’autant que « les mouvements de translation, d’un point à un autre du corps du patient ne peuvent pas être reproduits automatiquement, au risque sinon, de faire mal au malade ». C’est pourquoi le manipulateur doit accompagner les mouvements du bras robotisé lors de la pose de la sonde, par exemple sur l’abdomen du patient.

« Une fois l’outil bien positionné, le praticien est alors libre d’exécuter à distance tous les autres mouvements nécessaires dans les trois plans de l’espace ». Et avec, à la clé, une qualité d’image aussi nette que reproductible ! « Le rendu final s’avère tout à fait satisfaisant, délivrant un diagnostic fiable. Aussi, il a rarement été nécessaire de refaire les examens ou les recontrôler », se réjouit l’intéressé, ravi de la performance d’une telle solution « permettant de pratiquer un examen dans un lieu donné et de pouvoir en exploiter les résultats dans un autre. Sans compter le gain de temps pour les patients qui n’ont plus à autant attendre pour obtenir un rendez-vous ! »

Une séance de télé-échographie par semaine

Si depuis le début de l’expérimentation, pas moins d’une cinquantaine d’examens ont déjà été réalisés, « nous les réservons pour l’heure aux cas médicaux urgents, afin de booster la démarche de diagnostic, à raison d’une séance de télé-échographie organisée par semaine, à heure fixe ».

Preuve du succès d’une telle expérimentation : « nous la dupliquons également dans un autre hôpital, celui de Belle-Ile-en-Mer, en Bretagne, afin de tester la solution auprès d’un autre profil de patients. L’intérêt à la clé est de taille : éviter enfin aux patients de cet hôpital périphérique de se rendre sur le continent -transport nécessaire en bateau et taxi-, pour y bénéficier d’une échographie en cabinet », conclut le praticien.

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