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« Un modèle de gestion de l’incontinence qui favorise le bien-être »

témoignages Mis à jour le lundi 20 mars 2017


Le CH de la Dracénie, à Draguignan, et l’UGAP ont mutualisé
leurs moyens le temps d’un appel d’offres en co-prescription
pour élaborer un modèle de gestion de l’incontinence favorisant le confort
des patients comme des soignants.
Explications d’Hervé Signoret, responsable des achats de l’hôpital.

« Cette collaboration avec l’UGAP nous a permis de réaliser un achat responsable et intelligent favorisant le bien être ». Voilà comment Hervé Signoret, responsable des achats du CH de la Dracénie, à Draguignan (83), commente le partenariat conclu entre les deux entités, fin 2015, propre à déployer un nouveau modèle de gestion de l’incontinence.

Le principe de l’opération : mutualiser les moyens du CH et de la centrale d’achat pour construire un appel d’offres en co-prescription intégrant la gestion de l’incontinence dans sa globalité, une problématique chère à la Direction Générale de l’Offre de Soins via le programme PHARE (Performance Hospitalière pour des Achats Responsables). Et pour cause : la gestion de l’incontinence est souvent considérée comme une fatalité. Aussi, tous les patients souffrant de problèmes urinaires sont traités de façon standardisée, engendrant la banalisation de l’utilisation du change complet. Sortir de ce système suppose de maintenir, tant faire se peut, la continence, pour respecter la dignité du patient et éviter les gaspillages.

Améliorer la qualité de service

C’était là toute la gageure de cet appel d’offres visant à générer des économies pour l’hôpital tout en améliorant la qualité de service pour les patients comme les soignants : prise en charge adaptée et bien être pour les premiers, confort de travail pour les seconds, via un changement des pratiques au sein de l’établissement hospitalier. Ce qui supposait une adhésion des équipes soignantes à la nouvelle définition d’un protocole de soins.

« Pour atteindre de tels objectifs, encore fallait-il associer à la force de frappe de l’UGAP notre très bonne connaissance du sujet avec un plan de progrès préexistant et un groupe de travail avec des professionnels motivés », poursuit Hervé Signoret, satisfait d'avoir pu potentialiser et "exporter" un "savoir faire" local, en participant activement à la rédaction du cahier des charges, la qualification des fournisseurs…

Conduite au changement

Au final, c’est l’offre originale de SCA Tena, spécialiste de solutions pour fuites urinaires, qui a remporté les suffrages. Elle prévoit un contrat de performance via lequel le fournisseur s’engage sur un prix plafond par patient incontinent et par jour, conditionné par l’engagement des équipes soignantes du CH de Draguignan à respecter la charte du nouveau protocole. « Chacun s’engage pour atteindre l’objectif », commente Hervé Signoret.

Si ce dernier n’est pas rempli, l’entreprise rembourse la différence, via un avoir reversé par l’UGAP au client public. Un dispositif révisable annuellement et qui s’appuie sur des indicateurs réguliers propres à mesurer l’évolution de la mutation attendue dans le cadre d’une conduite au changement.

Pour le CH de la Dracénie, la méthodologie de Tena apporte un gain de 8 % par rapport au marché historique « sans oublier une montée en compétence des équipes soignantes », se réjouit Hervé Signoret. Une action unique de co-prescription dans le secteur qui pourrait inspirer d’autres établissements de santé à l’heure de la mutation des achats hospitaliers, avec l’avènement des GHT, Groupements hospitaliers de territoires.

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