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« 12 % des véhicules vendus par la centrale d’achat sont à faibles émissions »

Mis à jour le vendredi 17 avril 2020

Engagée en faveur de la mobilité durable, l’UGAP a vendu en 2019 près de 2800 véhicules à faibles émissions de C02, à motorisations électriques ou hybrides rechargeables. Explications d’Olivier Rougetet, chef de département marketing produits véhicules au sein de la centrale d’achat public.

• Comment se portent les ventes de véhicules à faibles émissions de C02 à l’UGAP ?

Nos ventes de véhicules à faibles émissions sont en progression constante depuis plusieurs années. En 2019, notre établissement a commercialisé à l'ensemble de ses clients publics près de 2800 VP (véhicules particuliers) et VUL (véhicules utilitaires légers) en motorisations électriques, et hybrides rechargeables, sur un total de 23 000 unités. Soit 12 % de nos ventes ! Autrement dit, plus d'un véhicule sur dix vendu par la centrale d’achat est à faibles émissions, alors qu'au niveau national de telles motorisations n’ont pas dépassé 3 % des ventes en 2019, sur le marché grand public. C’est la preuve de notre engagement en faveur de la mobilité durable, et ce, en sélectionnant des modèles toujours plus respectueux de l’environnement.

• Pourquoi un tel engagement ?

En tant que centrale d’achat public nationale, l’UGAP se positionne comme facilitateur entre des industriels à qui nous offrons des débouchés pour booster leurs ventes de nouvelles technologies environnementales et des clients publics soumis à diverses obligations règlementaires en matière de mobilité verte. Rappelons que l’UGAP est d’ailleurs au cœur de la stratégie de l’Etat français visant à maximiser l’achat de véhicules à faibles émissions. Et pour cause : notre établissement, en tant qu’acteur clé des politiques publiques, est chargé, depuis la circulaire du Premier Ministre de 2015, de mutualiser l'acquisition des véhicules composant le parc de l'Etat et ses opérateurs. De quoi faire de la centrale d’achat le relais des objectifs gouvernementaux dans le domaine de la transition énergétique ! Des objectifs d’ailleurs plus contraignants encore pour l’Etat depuis les dernières circulaires de 2017, avec un bannissement du diesel pour ce dernier, induisant ainsi un recours renforcé à la centrale d’achat. Car en effet, pour satisfaire de tels critères toujours plus exigeants, l'UGAP a mis en œuvre une politique active d’acquisition de véhicules particuliers et utilitaires légers à faibles émissions, mais aussi d’autobus et de poids lourds. Avec des résultats largement visibles aujourd’hui.

• Quels types de modèles proposez-vous dans ces différentes catégories ?

Rougetet

Forte d’une quinzaine de modèles de véhicules légers à faibles émissions proposés en acquisition ou location, contre la moitié, il y a quelques années, l’UGAP couvre désormais les segments principaux de l’offre industrielle française. Et ce, qu’il s’agisse de modèles 100 % électriques que hybrides rechargeables (mi- électrique, mi- essence). Sur le créneau des petites polyvalentes, s’impose par exemple la Renault Zoé, modèle électrique pionnier à l’UGAP ou encore la Peugeot 208, en location longue durée. Des modèles un peu plus spacieux sont également proposés, comme la Nissan Leaf (compacte polyvalente) ou deux modèles de berlines (Peugeot 508 Hybrid et Volkswagen Passat GTE). En 2021, notre marché VP électriques à faibles émissions sera d’ailleurs renouvelé avec une offre enrichie, tandis que celui des VUL à faibles émissions l’a déjà été début 2020, avec deux modèles de fourgonnettes toujours disponibles (Renault Kangoo ZE et Nissan e-NV200), auxquelles sont venues s’ajouter des modèles de plus grande capacité (Mercedes e-Vito et Renault Master ZE). Cette offre est complétée par une gamme de micro-utilitaires (Goupil G4 et G5, Ligier Pulse4), très pratiques pour des utilisations en centre-ville.

Enfin, dans la catégorie minibus et autobus électriques, nous avons largement étoffé notre offre, du Bolloré Bluebus jusqu’aux autobus Van Hool de 24 mètres à motorisation hybride, en passant par les autobus électriques de marque EvoBusn Safra et Heuliez. De quoi nous mettre au diapason de la loi d’orientation des mobilités, de fin 2019, qui reprend les décrets de 2017 en matière de définition des véhicules à faibles émissions (voir encadré), et surtout cible désormais les transports en commun. Avec une obligation renforcée en la matière : d’ici à 2025, 100 % des flottes publiques dédiées aux transports en commun devront être à faibles émissions, pour tout renouvellement de parc à partir de 20 unités !

Réglementation

Trois décrets du 12 janvier 2017 donnent une définition aux véhicules dits de « faibles émissions » et de « très faibles émissions ». Plus encore, ils imposent des quotas d’achat en la matière : les collectivités (ainsi que leurs groupements et les entreprises publiques) doivent acheter 20% de véhicules dits « à faibles émissions » (émissions inférieures ou égales à 20g CO2/km ou véhicule hybride rechargeable, avec des émissions inférieures ou égales à 60g CO2/km ). Pour l’État et ses établissements publics, cette part grimpe à 50%. Pour en savoir plus :

• Décret n° 2017-21 du 11 janvier 2017 relatif aux obligations d'achat ou d'utilisation de véhicules à faibles émissions par les gestionnaires de flottes de véhicules, les loueurs de véhicules automobiles, les exploitants de taxis et exploitants de voitures de transport avec chauffeur

• Décret n° 2017-22 du 11 janvier 2017 pris pour l'application du premier alinéa de l'article L. 224-8 du code de l'environnement définissant les critères caractérisant les véhicules à faibles émissions dont le poids total autorisé en charge excède 3,5 tonnes

• Décret n° 2017-24 du 11 janvier 2017 pris pour l'application des articles L. 224-7 du code de l'environnement et L. 318-1 du code de la route définissant les critères caractérisant les véhicules à faibles et très faibles niveaux d'émissions de moins de 3,5 tonnes

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L'UGAP adhère au code déontologique de la Fevad et au système de Médiation du e-commerce.