« La centrale d’achat occupe un rôle clé pour la pérennisation de notre écosystème local »

Mis à jour le mercredi 18 juin 2025


Basée à Angers, la Cité de l’objet connecté,
créée en 2015, est une parfaite illustration
du dynamisme de l’écosystème numérique angevin.
Président de la structure, Thierry Sachot revient sur
les missions de cette cité et le rôle clé de l’UGAP
pour
renforcer un tel écosystème.




Le colloque innovation d’Angers organisé le 29 septembre dernier par l’UGAP a été marqué par votre intervention. Pourquoi avoir décidé d’y participer ?

En tant que président de la Cité de l’objet connecté, il est toujours pertinent d’intervenir à ce type de colloques qui ont pour intérêt de se pencher sur les leviers – ici, la commande publique - qui peuvent faciliter la croissance de l’innovation, un levier clé de développement économique de notre territoire. En effet, la création, en 2015, de cette cité est une belle illustration du dynamisme de notre écosystème numérique local. Et la centrale d’achat occupe une place importante pour la pérennisation d’un tel écosystème et ce, en permettant aux start-ups de remporter des marchés publics et ainsi faire connaitre leurs solutions auprès des acteurs publics.

Quelle est la mission de la Cité de l’objet connecté ?

Accélérateur d’innovations industrielles, la Cité de l’objet connecté accompagne le développement de produits connectés des start-ups, PME, ETI et grands groupes à tous les stades d’avancement de leurs projets. Devant la compétition internationale et face à l’accélération des cycles de production, l’innovation ne peut se faire avec succès qu’en réunissant l’ensemble des savoir-faire de conception, d’industrialisation et d’intégration. Ce hub 100 % privé concentre sur un même lieu l’ensemble des équipements (électronique hardware et software, plasturgie, mécanique et design) et des compétences nécessaires à la conception et mise sur le marché rapide d’objets intelligents. Des moyens indispensables pour innover sans perdre de temps ! En rassemblant ces expertises et en offrant une lisibilité aux entreprises de la French Tech, la Cité de l’Objet Connecté ambitionne de faire rayonner à l’international l’excellence du made in France dans les technologies.

Comment déjà faciliter l’accès de nos start-ups aux marchés publics français ?

Certains freins culturels doivent être levés. Aux Etats-Unis, pas moins d’un quart de la commande publique est aujourd’hui adressé aux PME, et ce, grâce à l’adoption il y a soixante ans du Small Business Act. On est loin d’atteindre de tels résultats en France malgré l’objectif de 2 % d’achats publics innovants d’ici à 2020, fixé en 2012 lors du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. L’UGAP dépasse aujourd’hui un tel objectif, ce qui est très positif. Car si la commande publique est un formidable levier de croissance de nos start-ups, la centrale d’achat - forte de son engagement en faveur des achats innovants-, a un rôle d’autant plus fort à jouer en la matière.