

Assurance au tiers, contrat tous risques, garanties facultatives… : pour adopter la bonne stratégie d’assurance pour son parc auto, encore faut-il analyser en amont son besoin et son risque de sinistralité. Explications vidéo à l’appui.
Quelle assurance choisir pour votre parc auto ? Voilà un dilemme cornélien pour nombre d’acteurs publics sommés d'assurer leurs véhicules, en souscrivant a minima la garantie responsabilité civile (appelée au tiers). Cela étant, les intéressés peuvent aussi opter pour une couverture plus étendue des risques, au regard de leurs besoins. Le contrat comportera alors – au-delà de la responsabilité civile - des garanties optionnelles proposées par l’assureur, comme c'est le cas par exemple dans le contrat dit tous risques.
Dommages collision, bris de glace, incendie et vol…, si ces garanties facultatives se conjuguent au pluriel, encore faut-il que les acteurs publics s’orientent in fine vers le bon choix. « Ce qui suppose d’activer, en amont, moult leviers d’analyse comme bien exprimer ses besoins en mobilité, connaitre les caractéristiques de son parc auto, analyser les risques de sinistralité associés,… », indique Olivier Champion, directeur du réseau territorial adjoint Centre-Ouest de l’UGAP et expert des problématiques de gestion de flotte automobile.
Optimisation financière
On l’aura compris, c’est à partir de cette grille d’analyse « que va découler l’opportunité ou non d’investir dans une garantie facultative », poursuit l’expert pour qui « plus un parc auto est important, plus il faut questionner la pertinence de payer de telles garanties ». Car en effet, lorsque la taille d’un parc augmente considérablement « tout incident causé sur tel ou tel engin a un impact financier moindre, les effets de la mutualisation des risques étant nécessairement plus importants sur un parc d’autant plus grand ! »
C’est dire si le choix de la bonne stratégie d’assurance pour son parc auto « s’inscrit d’abord dans une démarche de réflexion globale autour de la sinistralité, que certaines collectivités doivent mener plus encore afin de bénéficier, in fine, de l’offre ad hoc », complète Olivier Champion. Un parti par exemple adopté par la commune d’Ollainville (91) forte d’un parc de 15 véhicules (voir la vidéo). « Nous conduisons actuellement une réflexion pour optimiser financièrement notre contrat d’assurances qui ne couvre pas correctement nos besoins, et ainsi répondre à tous les sinistres que l’on pourrait rencontrer », explique Jean-Marie Philippe, directeur des services techniques de la ville.
Identifier les garanties ad hoc
Même son de cloche au département des Yvelines, fort d’un parc auto de 800 véhicules, qui met actuellement à plat l’ensemble des garanties facultatives déjà souscrites « afin d’identifier, lors du prochain renouvellement de notre marché assurances celles que l’on a intérêt à garder et celles qu’il faudrait plutôt enlever », conclut Laurent Jaubert, responsable du secteur fournitures et services au sein de la structure.
