
L’indépendance numérique, un défi collectif
Parmi les temps forts du forum,
la conférence Cap
sur l’indépendance numérique
a
réuni élus, experts et acteurs
publics autour d’une question
devenue stratégique : comment
réduire les dépendances
technologiques tout en
garantissant la continuité
et la
performance des services
publics
? Invité à partager
la vision de
l’UGAP, son président-directeur
général, Edward Jossa, a rappelé
une conviction forte :
L’indépendance numérique se
construit dans la durée, par
des choix collectifs,
lucides et cohérents.
Au
cours des échanges, plusieurs
enjeux structurants ont été mis
en avant : mieux comprendre les
dépendances technologiques,
assumer une gouvernance
claire,
définir des trajectoires
réalistes de transformation et
s’appuyer sur la commande
publique groupée pour faire
émerger une offre plus
souveraine. Comme l’a souligné
Edward Jossa, il s’agit avant
tout d’
avancer avec méthode,
coopération et vision de
long
terme
.
L’évolution des systèmes d’information implique également des questions de compétences, d’organisation et de conduite du changement. Dans ce contexte, la qualification des données selon leur niveau de sensibilité apparaît comme une étape essentielle pour adapter les niveaux de protection aux enjeux réels des organisations publiques, notamment dans le cadre du développement du cloud de confiance et des exigences réglementaires croissantes.
Renforcer la cybersécurité des collectivités grâce à un partenariat de confiance
Autre moment fort du Forum : la signature officielle d’une convention de partenariat entre l’UGAP et Cybermalveillance.gouv.fr, représentés respectivement par François Lafond, directeur général délégué à l’UGAP, et Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv.fr. Cette coopération traduit une ambition commune, celle de mieux informer, sensibiliser et accompagner les collectivités territoriales face à l’augmentation des risques cyber.
À travers ce partenariat, l’UGAP renforce son rôle d’accompagnant des politiques publiques en mettant à disposition de ses bénéficiaires des ressources de référence, des contenus pédagogiques et des outils d’aide à la décision. Concrètement, les acheteurs publics pourront accéder à des informations et recommandations issues de Cybermalveillance.gouv.fr dès leurs démarches de consultation auprès de l’UGAP. Des fiches réflexes seront également accessibles sur ugap.fr afin de diffuser plus largement les bonnes pratiques en matière de cybersécurité. Le partenariat prévoit également le développement d’actions communes de sensibilisation et de formation, tant auprès des collaborateurs de l’UGAP que de ses bénéficiaires.
Lors de la
signature, François Lafond a
rappelé la complémentarité des deux
organisations : Derrière ce
partenariat, il y a la
matérialisation
du rôle de tiers de confiance de
Cybermalveillance.gouv.fr mais aussi
de
l’UGAP. Nous sommes un intermédiaire
entre les fournisseurs et les
collectivités territoriales. C’est
notre
rôle de les accompagner dans leurs
choix.
Cette convention
permettra
notamment de diffuser des contenus
d’information issus de
Cybermalveillance.gouv.fr au moment des
demandes de devis, renforçant ainsi
l’accompagnement des collectivités dans
leurs décisions d’achat et leurs
démarches de sécurisation.
Le réemploi au cœur d’une stratégie numérique responsable
Parmi les derniers temps forts du Forum des Interconnectés, l'atelier consacré au réemploi des équipements informatiques a mis en lumière les défis auxquels sont confrontées les collectivités dans leur stratégie numérique responsable.
Intervenant lors de la table
ronde
Le
réemploi : y aura-t-il assez
d'équipements pour tout le
monde ?
,
Frédéric Trinquecoste, directeur
des
achats informatiques de l'UGAP,
a
rappelé que la prolongation de
la durée
de vie des matériels ne peut
être
dissociée des choix
technologiques
réalisés par les organisations.
Si
vous passez de Windows 11 à
une
distribution Linux, vous
allez moins
consommer. Donc vous avez
une
possibilité d'avoir un
matériel un
peu
moins performant
,
a-t-il
souligné,
insistant sur la nécessité
d'adopter une
approche globale associant
matériel,
logiciels et usages.
Au-delà des aspects techniques,
l'accompagnement des utilisateurs
demeure un facteur clé de réussite. Il
faut essayer d'obliger la
fonctionnalité, et pas le choix d'un
produit
, a rappelé le Frédéric
Trinquecoste, invitant les directions du
numérique à privilégier les besoins
réels des agents plutôt que les
habitudes liées à certaines solutions
technologiques.


