
Préfecture des Hauts-de-France : « Comment nous stimulons l’achat public innovant »
Mis à jour le samedi 2 décembre 2023

Préfet de la région Hauts-de-France, Michel Lalande revient sur l’importance de la convention d’innovation signée avec l’UGAP début 2017 à l’occasion du lancement, à Lille, de l’Observatoire régional de la commande publique.
Innov’ember, la journée de rencontres entre entreprises innovantes et acheteurs publics des Hauts-de-France
Point d’orgue de la convention d’innovation signée par la préfecture de la région Hauts-de-France avec l’UGAP fin janvier 2017, la journée Innov’ember concrétise l’achèvement d’un processus, sur le territoire, de sélection d’entreprises innovantes. A l’occasion de cette journée, 24 entreprises ont ainsi été présentées aux acheteurs publics de l’Etat et des Collectivités Locales ; elles ont pu pitcher, procéder à des démonstrations et décrocher des rendez-vous d’affaires.
- Qu’attendez-vous de la convention d’innovation signée par la préfecture de la région Hauts-de-France avec l’UGAP, fin janvier 2017 ?
Alors que le soutien aux start-up est, entre autres, au cœur de notre action publique - avec notamment la création fin 2016 à Lille de l’Observatoire régional de la commande publique, à l’initiative de la préfecture -, cette convention avec l'UGAP va nous permettre d’avoir une meilleure connaissance de notre écosystème d'innovation local. Et ce, en mutualisant les expertises et ressources de l'Etat et de l'UGAP en la matière. De quoi permettre de mieux identifier les besoins d'achats innovants – et les offres fournisseurs existantes - sur notre territoire via un travail de proximité avec la centrale d’achat public.
- En quoi va consister exactement ce travail ?
Déjà par un croisement de nos données avec celles de l’UGAP afin de recenser les acteurs clés de l’innovation en région Hauts-de-France. En parallèle, tous les décideurs publics seront interrogés par le biais de leurs acheteurs afin de faire connaître leurs demandes en matière d’innovation. D'ici l'été 2017, cette première phase se clôturera par une rencontre entre acheteurs et entreprises de l’écosystème. A terme, cette convention avec l’UGAP pourrait donc permettre à nos start-up de bénéficier d’un référencement - et donc d’une visibilité sur l’ensemble du territoire français - que seule une centrale d’achat public nationale peut offrir. Plus encore, elle permettra aux entreprises innovantes de la région ainsi référencées de conclure des affaires avec des acteurs publics en utilisant les procédures de marchés publics adaptées à l'achat innovant. Sur le long terme, je souhaite consacrer durablement de tels rapprochements afin de faciliter l'accès des PME et TPE innovantes des Hauts-de-France à la commande publique. Le bénéfice à la clé sera d’autant plus grand pour nos services publics - et in fine leurs usagers - via la modernisation des pratiques achats.
- Quel pourra être le rôle du nouvel Observatoire régional de la commande publique en matière de modernisation des pratiques achats ?
Le rôle assigné à cet observatoire, le premier du genre dans l’Hexagone, est triple. Tout d’abord de mieux faire connaître la commande publique dans la région Hauts-de-France par un effort de transparence. L’objectif est ensuite d’accroître sa performance grâce au partage des meilleures pratiques et à la mise en place d’indicateurs. Nous souhaitons enfin que cette structure permette de faire le lien entre l’enseignement supérieur et les acteurs publics en confiant son développement à des étudiants et en faisant de ce sujet une thématique de recherches. Des groupes de travail ont été constitués au cours des trois derniers mois. Ils ont vocation à apporter un éclairage sur des sujets très divers, dont l’innovation.
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