1 PME à la 1 - Tismail : maître de la chaussette française depuis 1961

Mis à jour le jeudi 13 novembre 2025

Depuis 1961, Tismail incarne l’excellence du savoir-faire français dans la fabrication de chaussettes. Entre tradition industrielle, innovation technique et engagement RSE, cette PME reste un acteur majeur des marchés publics et de la grande distribution, tout en développant sa marque propre, LCF ( La Chaussette de France).

Une histoire centenaire au service du Made in France

Fondée en 1961, Tismail est aujourd’hui l’un des derniers fabricants de chaussettes à Troyes, ville longtemps reconnue comme le bastion de la bonneterie française. « Nous sommes les derniers à perpétuer cette tradition à Troyes », souligne le président de l’entreprise, Benoît Seguin Avec une cinquantaine de collaborateurs, l’entreprise maintient une production locale active, portée par un rythme de travail soutenu.

Arrivé quinze ans plus tôt, le dirigeant a progressivement façonné une nouvelle trajectoire pour Tismail. Depuis sa prise de présidence en 2015, la société a renforcé ses bases, élargi ses perspectives et su trouver un équilibre entre diversification des activités et consolidation de ses marchés clés, notamment dans les secteurs publics et la grande distribution. « Depuis plus de vingt ans, nous sommes un partenaire stratégique et de confiance des institutions régaliennes : l’armée, bien sûr, mais aussi la police, la gendarmerie, la Poste, les lycées militaires ou encore la Légion étrangère. » En parallèle, Tismail s’est solidement installée dans les rayons de la grande distribution alimentaire et des enseignes sportives. « On travaille pour Leclerc, Auchan, Décathlon… On a eu la chance de fabriquer toutes les chaussettes pour les volontaires des Jeux olympiques à Paris via Décathlon. »


La chaussette française, entre innovation technique et engagement durable

Ce qui fait la singularité de Tismail, c’est avant tout son excellence technique : « Notre valeur ajoutée, c’est notre technique de tricotage puisqu’on a des machines dernière génération qui nous permettent de faire des chaussettes très bootfitées, très précises et très confortables. » De véritables bijoux d’ingénierie textile, que le dirigeant qualifie de « Ferrari des métiers à tricoter », capables d’intégrer des boucles de laine ou de fibres techniques avec une précision millimétrée. Résultat ? Des chaussettes à haute valeur ajoutée, pensées pour conjuguer confort, technicité et durabilité.

Autre point fort, la composition des chaussettes : « On travaille avec 70 à 90 % de laine Mérinos selon les modèles, et on n’hésite pas à y ajouter du fil d’argent, du Dry-Tex ou encore du Friction-Free. » Un positionnement haut de gamme, mais accessible, sans intermédiaire : « On produit, on fait ce qu’on veut. Il n’y a pas d’intermédiaire, pas d’agent, pas d’importateur. », explique Benoît Seguin.

Enfin, Tismail affiche un engagement fort dans la responsabilité sociétale des entreprises. Cette dernière est labellisée Ecovadis Bronze, suit rigoureusement ses déchets, prévoit des panneaux photovoltaïques, et récupère la chaleur des compresseurs. Une démarche RSE authentique, orchestrée en interne par un responsable dédié, qui vise à fabriquer les chaussettes localement tout en minimisant l’impact environnemental et en respectant pleinement la nature qui entoure l’entreprise.


Vers une croissance maîtrisée et internationale

La PME mise désormais sur le développement de sa marque propre, La Chaussette de France, spécialisée dans l’outdoor premium : « On a commencé par le ski, puis le running, le trail, la randonnée, et maintenant on fait du casual city, du golf, de l’équitation… » La marque représente déjà 25 % du chiffre d’affaires et ambitionne de le doubler dans les 3 à 5 ans.

La récente intégration au groupe BOLDODUC renforce cette dynamique. Cette alliance vise à élargir l’offre aux accessoires et textiles techniques, notamment grâce à un bureau commercial à Annecy, et à multiplier les synergies commerciales : « L’idée, c’était de tirer parti d’une synergie commerciale exceptionnelle. Nous disposons d’une marque forte, d’un réseau de distribution solide, d’une équipe commerciale dynamique ainsi qu’un directeur artistique talentueux, tout ce qu’il faut pour réussir. » Enfin, la PME ne néglige pas l’international, avec des premiers pas au Benelux, en Espagne, en Andorre et en Italie, tout en restant attachée à son indépendance et à son outil de production français : « Une fois qu’on aura atteint notre plafond de verre en France, on a le souhait d’aller se développer à l’international. On y va étape par étape... Notre priorité est de rester indépendants et autonomes, de préserver notre outil de production et notre savoir-faire, tout en continuant à prendre du plaisir dans ce que nous faisons ».


Avec l’UGAP...

« Nous avons choisi l’UGAP parce que c’est un partenaire étatique incontournable, en parfaite cohérence avec notre présence sur les marchés publics. Être référencés auprès de l’UGAP nous permet de développer sereinement notre offre auprès des collectivités et SDIS, tout en répondant aux exigences croissantes du Made in France. Cette collaboration nous offre un cadre solide pour avancer main dans la main avec l’État et bénéficier de retours précieux pour améliorer constamment nos produits ».