

Depuis le 1er mars 2021, une nouvelle étiquette énergie est entrée en vigueur pour les appareils électro-ménagers. Au 1er septembre prochain, ce sera au tour des produits luminaires. Désormais organisées selon des classes d’efficacité énergétiques plus exigeantes, les nouvelles étiquettes permettront aux utilisateurs d’accéder à des produits encore plus économes en énergie.
Une étiquette plus exigeante
Première conséquence de ces nouvelles étiquettes : « certains produits peuvent aujourd’hui sembler moins bien classés qu’avant, alors qu’ils restent tout aussi performants » prévient Alice Piednoir, anciennement en charge des achats responsables de l’UGAP (désormais remplacée par Maud Gourc et Nataly Morel). « Avec ces nouvelles étiquettes, le barème de consommation en énergie a été revu afin d’inciter les fabricants à proposer des produits encore plus vertueux » » précise-t-elle. Pour rappel, l’étiquette d’efficacité européenne, lancée en 1995, aide le consommateur à repérer les produits les plus économes en énergie. Dans le détail, elle mesure le rapport entre le service délivré d’un produit (exprimé en lumen, par exemple, pour une ampoule) avec l’énergie consommée (exprimée en watts). À travers ce nouvel étiquetage, les fabricants et les distributeurs jouent le jeu de l’excellence et du développement durable. En effet, d’un côté le marché propose des produits plus écoresponsables et de l’autre « il y a plus de transparence avec des informations complètes pour des consommateurs de plus en plus soucieux de l’environnement » poursuit-elle. Une réévaluation générale qui devrait se traduire par de vraies économies d’énergie au niveau français et européen.
Des produits toujours performants
La mise en place de ces nouvelles étiquettes a poussé les fabricants à revoir leur chaîne de production et à se réorganiser. « On peut le vivre comme une contrainte certes, témoigne Jean-Marie Croué, directeur général de LUM Adm Light, fournisseur de luminaires référencé par l’UGAP. Mais c’est aussi une véritable opportunité pour l’avenir car les produits vertueux auront une part de marché plus importante ». Pour celui qui est aussi le délégué général du syndicat des fabricants de luminaires (GIL), « le nouvel étiquetage encouragera les innovations et devrait stimuler les progrès techniques dans ce domaine ». Pour preuve, dans le nouveau système, les nouvelles classes A et B, très exigeantes, ne correspondent à aucun produit existant en 2021. Autre atout : les produits seront non seulement plus performants sur le plan énergétique, mais aussi plus exigeants en matière d’écoconception, avec une meilleure prise en compte des critères de réparabilité ou de recyclabilité.
Un accompagnement adapté
Devant cette évolution, l’UGAP maintient plus que jamais ses services de conseil et d’accompagnement en mettant à disposition des outils d’aide à l’achat. Des fiches techniques de produits sont régulièrement mises à jour ainsi qu’un rappel du fonctionnement du nouvel étiquetage. « L’offre de l’UGAP recense tous les produits disponibles dans le secteur des appareils électroménagers et des luminaires. Avec ces nouvelles étiquettes, l’acheteur dispose des données nécessaires pour développer sa démarche écoresponsable » explique Alice Piednoir. Car la nouvelle étiquette va plus loin que la précédente : via un QR code, le consommateur a accès à une base de données électronique renseignée au préalable par le fabricant. Enfin, côté prix, il serait faux de croire que les produits moins énergivores sont forcément plus chers. Selon Jean-Marie Croué, « avec l’augmentation de ces produits innovants sur le marché, les prix ne pourront que baisser ». De quoi rassurer à la fois la planète mais aussi son porte-monnaie…