Défibrillateurs : acteurs publics, mettez-vous aux normes !

Mis à jour le samedi 2 décembre 2023

Date fatidique, le 1er janvier 2020 marque une obligation de taille pour les établissements recevant du public : le nécessaire équipement de ces derniers en défibrillateurs alors que 50 000 personnes en France décèdent chaque année d'un arrêt cardiaque. Un enjeu de taille sur lequel reviennent, dans ce podcast radio, le Ministère de la Santé, l'UGAP et son titulaire Schiller France.

Ecouter le podcast (11:58) :



Voilà un enjeu majeur en terme de santé publique : l’équipement obligatoire en défibrillateurs depuis le 1er janvier 2020 « tous les ERP, établissements recevant du public, à la capacité d'accueil de plus de 300 personnes, salariés inclus », rappelle Isabelle Carton, chef de projet à la direction générale de la santé du Ministère de la Santé. La date limite sera le 1er janvier 2021 pour les ERP de catégorie 4 et le 1er janvier 2022 pour ceux de catégorie 5 concernés par l'obligation.

C’est la première loi en France « qui oblige des infrastructures à s’équiper d’un ou de plusieurs défibrillateurs dans le but de sauver plus de vies », comme le rappelle Julien Foucard, chef de projet à l’UGAP, qui enregistre un pic de commandes non négligeable en la matière, au regard de la nouvelle règlementation en vigueur. Notamment auprès de son titulaire Schiller France. La responsable marketing de la société, Géraldine Mouton, rappelle : « les arrêts cardiaques font 50 000 victimes par an en France, et le taux de survie est de moins de 5 %, ce qui est extrêmement faible ».

Priorité à la maintenance

Au-delà de la question de l’acquisition du défibrillateur, « il y a aussi celle de son exploitation, le propriétaire de l’appareil devant veiller à la mise en œuvre de la maintenance d’après le décret. C’est une question à prévoir donc en amont, dès l’achat », avertit le chef de projet achat à l’UGAP, qui propose également, via ses titulaires, des prestations d’entretien associées.

Déployer des défibrillateurs partout en France « sans avoir une population massivement sensibilisée et formée en limite largement l’impact ! », signale Isabelle Carton. Et ce, alors que les quatre premières minutes sont déterminantes en utilisant un défibrillateur, avec des chances de survie multipliées par dix. « Il faut donc associer l’installation des défibrillateurs à des actions massives de sensibilisation aux gestes qui sauvent pour tous les agents », indique la responsable marketing de Schiller France qui propose également de telles formations.

Maillage territorial

Si l’objectif à la clé l’objectif est de favoriser une couverture optimale du territoire en équipant les espaces dans lesquels les arrêts cardiaques sont les plus fréquents selon l’Académie nationale de médecine et du Conseil français de réanimation cardio-pulmonaire, « le rôle de l’UGAP est précisément de favoriser un tel maillage pertinent en faisant jouer à plein sa force de frappe propre à son statut de centrale d’achat public nationale », conclut Julien Foucard.