Former pour sauver : la Drôme mise sur les réflexes citoyens dès le collège

Mis à jour le jeudi 10 avril 2025

Former les citoyens de demain aux gestes qui sauvent. C’est l’élan porté par le Département de la Drôme, accompagné par l’UGAP, le titulaire LAERDAL MEDICAL et la start-up locale D’un Seul Geste. Casque de réalité virtuelle sur la tête, 4000 élèves de quatrième ont appris à intervenir face à une urgence. Une action concrète, pensée pour s’ancrer durablement dans les établissements.

Un projet citoyen au service de toute une génération

Depuis 2024, les élèves de quatrième de la Drôme apprennent à sauver des vies. Cette démarche éducative et citoyenne s’inscrit dans le programme départemental « un thème par niveau », avec pour les quatrièmes, un axe fort autour de l’engagement. L’objectif est clair : transmettre les bons réflexes pour agir en cas d’urgence. « On cherchait une action qui soit à la fois déployable à grande échelle, courte, impactante et adaptée aux collégiens. C’est ce qu’on a trouvé avec cette formation immersive en réalité virtuelle », explique Rachel Beltrami, à la tête de la Direction Éducation Jeunesse Sport du Conseil Départemental de la Drôme.

Le succès ne s’est pas fait attendre. En une demi-journée seulement, chaque classe est plongée dans une simulation plus vraie que nature, casque de réalité virtuelle sur les yeux, reproduisant les gestes de premiers secours dans un environnement immersif. L’expérience se prolonge par un débrief pédagogique, animé par les formateurs de l'Union Départementale des Sapeurs-Pompiers, ce qui permet d’ancrer les bons réflexes. En quelques mois, près de 4000 collégiens ont ainsi été formés dans 29 établissements, publics comme privés.

Une mise en œuvre fluide grâce à l’UGAP

Pour concrétiser rapidement le projet, la collectivité a fait appel à l’UGAP, via un marché existant porté par son titulaire LAERDAL MEDICAL. La start-up drômoise D’un Seul Geste, référencée dans ce marché, a pu concevoir et dispenser la formation, simplifiant considérablement les démarches d’achat. « Ce qu’on est venu chercher à l’UGAP, c’est du clé en main. Et c’est exactement ce qu’on a eu. Pour nous, ça a été fluide, rapide, sans friction », souligne la directrice.

Du côté de l’UGAP, ce projet a mobilisé plusieurs acteurs. Une coordination étroite qui a permis de gérer à la fois les contraintes de calendrier, les modalités de paiement, la mise en place de l’offre et les volumes importants à traiter. « C’est vraiment ce travail de concert qu’il y a eu entre les achats, l’agence de Lyon, le titulaire et d’Un Seul Geste qui a permis de mettre en œuvre ce projet rapidement », explique Emilie Bouchet, acheteuse à l’UGAP.

Une action saluée sur le terrain et pensée dans la durée

La formation a été pensée sur mesure pour les collégiens, avec un format court, des interactions concrètes et un dispositif immersif conçu pour capter leur attention du début à la fin. Les retours ont été plus qu’encourageants « Les chefs d’établissement nous ont dit que les élèves étaient vraiment impliqués. Et même les parents en ont parlé. Ce n’est pas toujours le cas, donc ça prouve que le message passe au-delà de la salle de classe », souligne Rachel Beltrami. Pour la start-up D’un Seul Geste, en charge de l’opération, le défi ne se limite pas au contenu. Former 4000 élèves en quelques mois exige une organisation parfaitement huilée, tant sur le plan logistique que matériel.

Le Département ne compte pas s’arrêter là et prévoit de renouveler l’opération, afin que tous les élèves de quatrième puissent en bénéficier jusqu’à la fin du mandat. « Ce n’est pas qu’un projet pédagogique. C’est une vraie question de santé publique. Si chaque collégien a une seule chance dans sa scolarité de se former, autant qu’elle soit utile, marquante, et peut-être même déterminante un jour », conclut Rachel Beltrami. Au-delà de la technologie, c’est une expérience formatrice et citoyenne qui laisse une empreinte durable dans l’esprit des élèves.