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Des lampadaires solaires autonomes au CHU de Clermont-Ferrand

développement durable Mis à jour le vendredi 03 décembre 2021

En faisant l’acquisition, via l’UGAP, d’une centaine de lampadaires solaires innovants conçus par la société française Fonroche, le CHU de Clermont-Ferrand satisfait un objectif : allier écologie avec économies ! Reportage.

Des lampadaires solaires autonomes dans les villes et même les hôpitaux ? Alors que les collectivités locales, communes rurales incluses, sont toujours plus nombreuses à miser sur l’énergie solaire pour optimiser leur facture d’éclairage public, certains établissements hospitaliers ne sont également pas en reste en la matière. Exemple probant avec le CHU de Clermont-Ferrand qui a employé les grands moyens en faisant l’acquisition, via l’UGAP, d’une centaine de lampadaires solaires innovants conçus par la société française Fonroche.

Si le client hospitalier à fait le choix d’une telle innovation, « c’est pour réduire notre consommation énergétique,» comme le rappelle Martial Voisset, ingénieur génie-électricité au CHU de Clermont-Ferrand, dont le parc d’éclairage public « s’avérait jusqu’alors vétuste et énergivore ». Une solution 100 % autonome que le CHU a découvert après avoir été démarché par les équipes de la centrale d’achat public. « En effet, l’UGAP et son titulaire ont su nous convaincre de la pertinence d’une telle alternative en levant les points d’hésitation que nous pouvions avoir. Et ce, à la suite d’une phase de test réalisée avec succès dès 2019 : l’installation de douze premiers lampadaires de 6 mètres de haut dans un des parkings de l’hôpital », confie l’ingénieur du CHU, qui a ainsi commandé, durant l’été 2021, 90 nouvelles unités actuellement en cours d’installation !

Aucun travaux de maintenance en deux ans

Car en effet, les motifs de satisfaction de l’acteur hospitalier se conjuguent plus que jamais au pluriel ! A commencer par l’installation en quelques heures des lampadaires, sans raccordement au réseau. « Seule la mise en place d’un plot en béton suffit, aucun travaux de terrassement ou d’aménagement des canalisations ne sont nécessaires. Il est donc inutile de creuser des tranchées pour faire passer des câbles électriques, ce qui nous permettra de déplacer aisément les lampadaires si besoin, notamment ceux installés sur le parking de manière provisoire pour l’instant », détaille l’intéressé, tout en soulignant « l’efficacité, la durabilité et la fiabilité des produits offrant une qualité d’éclairement continue, 365 jours par an, quelque que soit la météo ». Et pour cause : « depuis deux ans, nous n’avons eu aucune intervention de maintenance à réaliser sur les douze lampadaires. De quoi largement trancher avec nos anciens équipements ! », se réjouit Martial Voisset. Des nouveaux produits - dotés de panneaux photovoltaïques, donc - dont la robustesse est telle que leur durée de vie serait de trente ans pour le panneau photovoltaïque et vingt ans pour le luminaire selon Fonroche, tandis que la batterie doit, elle, être changée tous les dix ans.


Bloc à LED

Un faible surcoût certes à prévoir par rapport à un lampadaire classique, « mais largement amorti par les économies d’énergie réalisées à la clé », dixit l’ingénieur. Car en effet, grâce à ces lampadaires - captant l’énergie solaire en journée afin qu’elle soit restituée la nuit vers le bloc à LED -, l’hôpital n’aura plus de factures d’éclairage extérieur à payer ! Exit les coûts cachés induits par les consommations électriques, « hormis l’achat des équipements, nous n’avons rien à débourser, si ce n’est les frais de pose », poursuit Martial Voisset. Avec déjà un de ses sites qui sera, donc, entièrement éclairé à l’énergie solaire d’ici fin 2021, l’hôpital n’hésite pas à afficher une ambition et pas des moindres : que l’ensemble du site carbure, à terme, à cet éclairage durable et renouvelable.


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