Le handicap est défini comme toute
limitation d’activité ou restriction de
participation à la vie
en société subie dans son environnement
par une personne en raison d’une
altération
substantielle, durable ou définitive
d’une ou plusieurs fonctions physiques,
sensorielles,
mentales, cognitives ou psychiques, d’un
polyhandicap ou d’un trouble de santé
invalidant
(article L. 114 du code de l’action
sociale et des familles).
L’accessibilité numérique consiste à
rendre les services de communication au
public en ligne
accessibles aux personnes handicapées,
c’est-à-dire :
Perceptibles : par
exemple, faciliter la perception
visuelle et auditive du contenu par
l’utilisateur ; proposer des
équivalents textuels à tout contenu
non textuel ; créer un
contenu qui puisse être présenté de
différentes manières sans perte
d’information ni de
structure (par exemple avec une mise
en page simplifiée) ;
Utilisables : par
exemple, fournir à l’utilisateur des
éléments d’orientation pour
naviguer,
trouver le contenu ; rendre toutes
les fonctionnalités accessibles au
clavier ; laisser à
l’utilisateur suffisamment de temps
pour lire et utiliser le contenu ;
ne pas concevoir de
contenu susceptible de provoquer des
crises d’épilepsie ;
Compréhensibles :
par exemple, faire en sorte que les
pages fonctionnent de manière
prévisible ; aider l’utilisateur à
corriger les erreurs de saisie ;
Robustes : par
exemple, optimiser la compatibilité
avec les utilisations actuelles et
futures, y compris avec les
technologies d’assistance.
1.2 Rappel du champ d’application
Contenus concernés
Comme le prévoit l’article 47 de la loi
n° 2005-102 du 11 février 2005 pour
l’égalité des droits
et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées,
sont concernés
par l’obligation d’accessibilité les
services de communication au public en
ligne des
organismes suivants :
Les personnes morales de droit
public ;
Les personnes morales de droit privé
délégataires d’une mission de
service public,
ainsi que celles créées pour
satisfaire spécifiquement des
besoins d’intérêt général
ayant un caractère autre
qu’industriel ou commercial et dont
:
Soit l’activité est financée
majoritairement par une ou
plusieurs personnes
mentionnées aux 1° et 3° et
au présent 2° ;
Soit la gestion est soumise
à leur contrôle ;
Soit plus de la moitié des
membres de l’organe
d’administration, de
direction ou
de surveillance sont
désignés par elles ;
Les personnes morales de droit privé
constituées par une ou plusieurs des
personnes
mentionnées aux 1° et 2° pour
satisfaire spécifiquement des
besoins d’intérêt général
ayant un caractère autre
qu’industriel ou commercial ;
Les entreprises à compter d’un seuil
de chiffre d’affaires de 250
millions d’euros
calculé pour chaque personne sur la
base de la moyenne du chiffre
d’affaires annuel réalisé en France
des trois derniers exercices
comptables clos antérieurement à
l’année considérée.
Ne sont pas concernés les services de
communication au public en ligne :
Des fournisseurs de services de
médias audiovisuels ;
Des organismes de droit privé à but
non lucratif qui ne fournissent ni
des services
essentiels pour le public, ni des
services répondant spécifiquement
aux besoins des
personnes handicapées ou destinés à
celles-ci.
Les services de communication au public
en ligne sont définis comme toute mise à
disposition
du public ou de catégories de public,
par un procédé de communication
électronique, de
signes, de signaux, d’écrits, d’images,
de sons ou de messages de toute nature
qui n’ont pas
le caractère d’une correspondance privée
(article 1er de la loi n° 2004-575 du 21
juin 2004
pour la confiance dans l’économie
numérique). Conformément au II de
l’article 47 de la loi du
11 février 2005 précitée, ils
comprennent notamment :
Les sites internet, intranet,
extranet ; les progiciels, dès lors
qu’ils constituent des
applications utilisées au travers
d’un navigateur web ou d’une
application mobile ;
Les applications mobiles qui sont
définies comme tout logiciel
d’application conçu et
développé en vue d’être utilisé sur
des appareils mobiles, tels que des
téléphones
intelligents (smartphones) et des
tablettes, hors système
d’exploitation ou matériel ;
Le mobilier urbain numérique, pour
leur partie applicative ou
interactive, hors système
d’exploitation ou matériel.
Contenus exemptés
Certains contenus sont exemptés de
l’obligation d’accessibilité et se
situent hors champ de
l’obligation légale :
Les fichiers disponibles dans des
formats bureautiques publiés avant
le 23 septembre
2018, sauf s’ils sont nécessaires à
l’accomplissement d’une démarche
administrative
relevant des tâches effectuées par
l’organisme concerné ;
Les contenus audio et vidéo
préenregistrés, y compris ceux
comprenant des
composants interactifs, publiés
avant le 23 septembre 2020 ;
Les contenus audio et vidéo diffusés
en direct, y compris ceux comprenant
des
composants interactifs ;
Les cartes et les services de
cartographie en ligne, sous réserve
que, s’agissant des
cartes destinées à fournir une
localisation ou un itinéraire, les
informations essentielles
soient fournies sous une forme
numérique accessible ;
Les contenus de tiers qui ne sont ni
financés ni développés par
l’organisme concerné
et qui ne sont pas sous son contrôle
;
Les reproductions de pièces de
collections patrimoniales qui ne
peuvent être rendues
totalement accessibles en raison :
Soit de l’incompatibilité
des exigences en matière
d’accessibilité avec la
préservation de la pièce
concernée ou l’authenticité
de la reproduction
notamment en termes de
contraste ;
Soit de l’indisponibilité de
solutions automatisées et
économiques qui
permettraient de transcrire
facilement le texte de
manuscrits ou d’autres
pièces
de collections patrimoniales
et de le restituer sous la
forme d’un contenu
compatible avec l’obligation
d’accessibilité ;
Les contenus des intranets et des
extranets publiés avant le 23
septembre 2019,
jusqu’à ce que ces sites fassent
l’objet d’une révision en profondeur
;
Les contenus des sites internet et
des applications mobiles qui ne sont
ni nécessaires
à l’accomplissement d’une démarche
administrative active ni mis à jour
ou modifiés
après le 23 septembre 2019,
notamment les archives.
Toutefois jusqu’à l’entrée en vigueur du
décret n° 2019-768 du 24 juillet 2019
dans les
conditions définies à son article 10,
l’État, les collectivités territoriales
et les établissements
publics qui en dépendent restent soumis
aux obligations d’accessibilité prévues
par le décret
n° 2009-546 du 14 mai 2009.
L’accessibilité numérique est une
préoccupation pour l’Union des
Groupement d’Achats
Publics (UGAP) dans le cadre de sa
politique en matière de handicap et plus
largement de
Responsabilité Sociétale des Entreprises
(RSE).
Aussi, l’UGAP a élaboré un Schéma
Pluriannuel d’Accessibilité Numérique
(SPAN), associé à
des plans annuels d’action avec pour
objectif d’accompagner la mise en
conformité avec le
Référentiel Général d’Amélioration de
l’Accessibilité (RGAA) et l’amélioration
progressive du
des sites Web et applications numériques
concernés.
III. Organisation pour la prise en compte de
l’accessibilité numérique
3.1 Gouvernance
Un référent accessibilité numérique sera
nommé. Sa mission principale est de
veiller au
respect du cadre légal concernant
l’accessibilité numérique au sein de
l’UGAP. Dans ce
cadre, il est le point d’entrée unique
sur les sujets relatifs à
l’accessibilité numérique, il
supervise le présent schéma pluriannuel
de mise en accessibilité numérique de
l’UGAP au
regard du RGAA et la conduite d’audits
d’accessibilité pour chaque nouveau site
mis en
production
3.2 Recours à des compétences externes
Chaque fois que nécessaire, il sera fait
appel à des intervenants externes afin
d’accompagner
l’UGAP dans la mise en œuvre et la prise
en compte de l’accessibilité numérique.
Cela
recouvre par exemple des actions de
formation, des prestations informatiques
pour concevoir
et produire des sites Web et
applications numériques et réaliser des
audits de conformité au
RGAA.
3.3 Ressources humaines
3.3.1 Actions de formation et de
sensibilisation
Tout au long de la période d’application
de ce schéma, des informations seront
diffusées pour
tous les salariés de l’UGAP et des
formations dédiées seront organisées
pour les salariés des
différentes directions qui interviennent
sur les sites Web et les applications
numériques
concernés.
Ces actions sont les suivantes :
Communiquer sur l’intranet de l’UGAP
afin de sensibiliser tous les
salariés sur le respect
des règles et les bonnes pratiques
sur l’accessibilité numérique ;
Sensibiliser et former les salariés
pour acquérir les bonnes pratiques
indispensables
pour produire des contenus
accessibles et ceux en charge de la
conception, réalisation
et maintenance des sites Web et
applications numériques.
Les formations, proposées aux salariés
en fonction de leur profil, sont les
suivantes :
Formation sur la sensibilisation à
l’accessibilité numérique
Formation sur l’ergonomie et le
graphisme
Formation en conception et
développement
Formation pour la rédaction des
contenus accessibles
3.3.2 Recrutement
Une attention particulière sera portée
sur les compétences en matière
d’accessibilité lors des procédures de
recrutement :
Les offres de recrutement et fiches
de poste des métiers en lien avec la
conception, production et
publication des contenus sur les
sites Web et applications numériques
mentionneront les compétences
nécessaires en accessibilité
numérique.
Si la candidate ou le candidat
retenu ne possède pas de compétences
identifiées ou suffisantes en
accessibilité, son intégration au
sein du l’UGAP passera par une
formation dédiée au sujet, adaptée à
son métier.
3.4 Prise en compte de l’accessibilité
numérique dans les projets
3.4.1 Cahier des charges et
spécifications fonctionnelles et
techniques des projets
Les objectifs d’accessibilité et de
conformité au RGAA seront inscrits et
rappelés dès le début des projets :
Ces objectifs et exigences seront
inscrits et rappelés dans les
cahiers des charges ;
Ces objectifs et ces exigences
seront rappelés dans les éventuelles
conventions établies avec les
prestataires.
3.4.2 Processus de contrôle et de
validation
A chaque mise en ligne initiale, mise à
jour substantielle, refonte d’un site
Web ou application
numérique, un audit de conformité aux
RGAA sera réalisé et une déclaration
d’accessibilité
sera publiée conformément à la
réglementation.
Pour en garantir la sincérité et
l’indépendance, ce contrôle sera
effectué par un prestataire
externe spécialisé.
Ces opérations de contrôle et la mise à
jour des déclarations de conformité
interviennent en
complément des opérations habituelles de
recette et contrôles intermédiaires qui
seront
organisées, si nécessaire, tout au long
de la vie des projets.
3.5 Relation des usagers
3.5.1 Demandes internes en équipements
spécialisés
Des salariés peuvent faire des demandes
afin de disposer d’un équipement
logiciel et du matériel spécialisé pour
faciliter la consultation de sites Web
et applications numériques.
Ces demandes feront l’objet d’une
évaluation et traitement auprès de la
Direction concernée.
3.5.2 Traitement des retours
utilisateurs
Conformément aux dispositions prévues
par le RGAA, un moyen de contact sera
mis en place
sur chaque site Web et application
numérique permettant aux utilisateurs en
situation de
handicap de signaler ses difficultés.
Pour les sites web et applications
numériques qui proposent une adresse
électronique et/ou
un formulaire de contact, les messages
concernant l’inaccessibilité d’un
contenu sont transmis
aux interlocuteurs concernés.
3.6 Périmètre « technique et fonctionnel
»
3.6.1 Recensement
L’UGAP gère les sites Web et applications
numériques présentés dans la liste en
annexe.
Ce document de recensement sera mis à
jour au fur et à mesure des nouveaux
projets ou refonte des sites Web et
applications numériques.
3.6.2 Évaluation et qualification
Les sites Web ou les applications
numériques feront l’objet d’une
qualification selon des critères tels
que la criticité, le public utilisateur,
le cycle de vie (date de la prochaine
refonte) ou les technologies utilisées.
Cette qualification permettra de créer
une liste de priorisation des sites et
applications à rendre accessible et les
actions connexes à mettre en œuvre dans
le cadre de ce Schéma.
Des
évaluations de l’accessibilité seront
menées afin de permettre de servir de
socle à l’élaboration des interventions
d’audits de conformité. Ces évaluations
porteront sur un petit nombre de
critères choisis pour leur pertinence en
termes d’évaluation de la complexité et
la faisabilité de la mise aux normes
RGAA.
3.6.3 Agenda planifié des interventions
Compte tenu des informations recueillies
lors de l’élaboration de ce schéma, la
complexité des sites et applications,
leur classement par ordre de priorité et
leur évaluation en termes de
faisabilité, des opérations de mise en
conformité vont s’étaler sur les années
2025 à 2027.
3.7 Plans annuels
Ce schéma pluriannuel sera accompagné de
plans annuels d’actions qui décrivent
les actions
mises en œuvre de l’année concernée pour
prendre en charge l’ensemble des besoins
en
termes d’accessibilité numérique de
l’UGAP.