
« 12 % des véhicules vendus par la centrale d’achat sont à faibles émissions »
Mis à jour le mercredi 18 juin 2025

Engagée en faveur de la mobilité durable, l’UGAP a vendu en 2019 près de 2800 véhicules à faibles émissions de C02 : des engins à motorisations électriques et des modèles hybrides rechargeables.
Explications d’Olivier Rougetet, chef du groupe Marketing Véhicules et Services.
- Comment se portent les ventes de véhicules à faibles émissions de C02 à l’UGAP ?
Nos ventes de véhicules à faibles émissions de gaz à effet de serre sont en progression constante depuis plusieurs années. En 2019, notre établissement a vendu à l'ensemble de ses clients près de 2800 VP (véhicules particuliers) et VUL (véhicules utilitaires légers) en motorisations électriques, et hybrides rechargeables, sur un total de 23 000 unités. Soit 12 % de nos ventes ! Autrement dit, plus d'un véhicule sur dix vendu par la centrale est « à faibles émissions », alors qu'au niveau national de telles motorisations n’ont pas dépassé 3,5 % des ventes en 2019.
Au-delà de ces chiffres dédiés aux véhicules à "faibles émissions", terme répondant à la définition réglementaire adoptée en 2020 (à savoir, les motorisations électriques, à hydrogène, à air comprimé et les véhicules hybrides rechargeables, voir l'encadré ci-dessous), nous avons vendu un nombre de "véhicules propres" - alliant plus largement les VE, GNV, les modèles hybrides - équivalant à 3600, soit 16% du total, contre 10 % il y a trois ans. C’est la preuve de notre engagement en faveur de la mobilité durable, et ce, en sélectionnant des modèles toujours plus respectueux de l’environnement tout en encourageant – en tant que centrale d’achat public nationale – les industriels à développer des solutions adaptées aux impératifs de développement durable de nos clients.
- Pourquoi un tel engagement ?
Rappelons que l’Etat français est au cœur de la stratégie de l’UGAP en matière de véhicules propres, et tire d’ailleurs largement nos ventes vers le haut en la matière. Et pour cause : notre établissement, en tant qu’acteur clé des politiques publiques, a été chargé par la circulaire du Premier Ministre du 16 Février 2015 de mutualiser l'acquisition des véhicules composant le parc de l'Etat et ses opérateurs, et de relayer les objectifs gouvernementaux dans le domaine de la transition énergétique. Ceux-ci consistent notamment à maximiser l'achat de véhicules propres, dont notamment ceux à faibles émissions. C’est pour satisfaire ces objectifs que l'UGAP a mis en œuvre une politique active d’acquisition de VP comme de VUL répondant à ces critères. Avec des résultats largement visibles aujourd’hui.
- Quels types de modèles proposez-vous dans ces deux catégories ?
Concernant notre offre de véhicules propres, elle se concentre autour de trois technologies : le GNV, les motorisations hybrides rechargeables/non-rechargeables et les véhicules électriques, ces derniers, à faibles émissions, constituant le cœur de notre offre et représentant près des 3/5èmes de nos ventes de motorisations propres. Historiquement l’UGAP a lancé dès fin 2011, en partenariat avec La Poste, son premier marché de VUL électriques, sous l’impulsion d’un groupement de commandes. Dans ce cadre, le Renault Kangoo ZE avait été retenu et fait l’objet d’une vaste opération de promotion avec l’organisation d’un tour de France du véhicule électrique. Lors du renouvellement de ce marché, début 2016, nous avons intégré deux modèles supplémentaires : le Citroën Berlingo Electric, et le Nissan e-NV200. A cela, s’ajoute notre gamme de véhicules dits « de servitude », de marque Goupil et Ligier, bien conçus pour une utilisation urbaine.
Du côté des VP, nous avons retenu la Renault Zoé pour notre premier marché, lancé en 2013, et qui va être renouvelé dans les prochaines semaines. L’appel d’offres en cours inclut trois lots : une petite citadine économique, une petite polyvalente et une berline compacte. L’ensemble de ces modèles électriques VP et VUL, complété par notre offre de véhicules hybrides et GNV, nous permettra donc d’afficher en 2017 une offre de 15 modèles « propres » disponibles en acquisition ou location.
Réglementation
Trois décrets du 12 janvier 2017 donnent une définition aux véhicules dits de « faibles émissions » et de « très faibles émissions ». Plus encore, ils imposent des quotas d’achat en la matière : les collectivités (ainsi que leurs groupements et les entreprises publiques) doivent acheter 20% de véhicules dits « à faibles émissions » (émissions inférieures ou égales à 20g CO2/km ou véhicule hybride rechargeable, avec des émissions inférieures ou égales à 60g CO2/km ). Pour l’État et ses établissements publics, cette part grimpe à 50%.
Pour en savoir plus :
- Décret n° 2017-21 du 11 janvier 2017 relatif aux obligations d'achat ou d'utilisation de véhicules à faibles émissions par les gestionnaires de flottes de véhicules, les loueurs de véhicules automobiles, les exploitants de taxis et exploitants de voitures de transport avec chauffeur
- Décret n° 2017-22 du 11 janvier 2017 pris pour l'application du premier alinéa de l'article L. 224-8 du code de l'environnement définissant les critères caractérisant les véhicules à faibles émissions dont le poids total autorisé en charge excède 3,5 tonnes
- Décret n° 2017-24 du 11 janvier 2017 pris pour l'application des articles L. 224-7 du code de l'environnement et L. 318-1 du code de la route définissant les critères caractérisant les véhicules à faibles et très faibles niveaux d'émissions de moins de 3,5 tonnes