Cormeilles-en-Parisis : le défi sécuritaire d’une ville en transition

Mis à jour le mercredi 9 avril 2025

Située à 15 km de Paris et à la frontière nord du Val d’Oise, Cormeilles-en-Parisis voit depuis plusieurs années sa démographie évoluer et attirer de plus en plus d’habitants. Aujourd’hui, ce sont 500 agents municipaux qui travaillent au service des 27 000 habitants, agents dirigés par Richard Gauvrit, Directeur général des services, appliquant les décisions politiques prises par les 35 élus de la ville. Face à l’évolution démographique, l’enjeu de sécurité devient capital et c’est à Pascal Monfort, responsable des 25 agents de la police municipale, que revient la mission de garantir la sécurité des citoyens. L’un et l’autre reviennent dans cette interview croisée pour l’UGAP sur le défi sécuritaire d’une ville en transition.


Comment a évolué la politique de sécurité de la Ville ?

Richard Gauvrit, Directeur Général des Services :

« La ville de Cormeilles-en-Parisis est à la limite de territoires ultra-urbanisés car nous sommes à peine à 15 km de Paris et très proches du département des Hauts-de-Seine. Nous sommes dans une ville qui se développe très fortement, en particulier avec la création d’un quartier complet comprenant 1 200 logements ainsi qu’un port de plaisance, le tout livré entre 2025 et 2028. Cela représente une arrivée potentielle de 34 000 habitants supplémentaires. Le développement de notre ville nécessite une adaptation constante des moyens mis en œuvre en matière de sécurité publique. C’est d’ailleurs l’un des trois axes principaux de la politique du Maire, Yannick Boëdec, réélu pour la 3ème fois : l’éducation, la santé et la sécurité publique. En ce sens, la police municipale, ses ressources humaines et techniques, font partie des grandes priorités du mandat. »

Pascal Monfort, Responsable de la Police municipale :

« Cela fait 26 ans que je suis policier municipal et 10 ans que je suis à la tête de la police municipale de Cormeilles. A ce jour, nous avons 25 agents de police municipale et 5 ASVP (agents de surveillance de la voie publique), avec un objectif pour 2024 de monter à 27 agents, pour atteindre un ratio de 1 policier pour 1000 habitants. »

En quoi les véhicules de la police municipale représentent-ils un achat stratégique pour la collectivité ?

Richard Gauvrit :

« Pour nous, les véhicules sont un sujet extrêmement sensible parce que nos agents passent quasiment la totalité de leur journée dans leurs véhicules. Ils doivent répondre à des besoins bien spécifiques et leur achat n’est pas une démarche anodine. Au sein de la collectivité, notre politique achat est la suivante : en fonction des volumes d’achats, nous nous en occupons en interne, ou bien nous externalisons, via l’UGAP. Pour les véhicules de police, nous n'avons pas suffisamment de volume en interne pour pouvoir mettre en place une vraie politique d’achat et générer des volumes permettant des économies d’échelle. S’agissant d’une politique publique prioritaire, nous sommes assez pressés et il est plus simple pour nous de faire appel à l’UGAP, qui génère plus de volume d’achats et a donc des tarifs préférentiels. »

Pascal Monfort :

« Jusqu’à présent, nous avions des véhicules en location, mais l’usage qui en est fait par la police entraîne des dégradations et donc une usure prématurée. C’est pourquoi nous avons opté pour une politique d’acquisition des véhicules.

Les équipements des véhicules de police sont régis par des décrets. Pour autant, nous pouvons ajouter des options pour personnaliser le véhicule, tout en respectant les normes. Par exemple, ils sont systématiquement équipés d’airbags frontaux et latéraux et ils doivent répondre à une contrainte de hauteur à la fois pour être repérés par le public, tout en étant capables de passer partout. C’est pour cette raison que nous choisissons des rampes ultraplates, d’autant que c’est un outil utile pour alerter la population en cas de crise. La signalisation lumineuse, elle aussi, est réglementée : j’ajoute, pour ma part, toujours des feux de pénétration au niveau de la calandre et de la planche de bord. Je pense aussi à la possibilité de passer sur des véhicules à boîte automatique dans le cadre de la patrouille. C’est un confort de conduite et d’utilisation qui est non négligeable pour les agents qui font des vacations de 10 à 12 heures par jour. »

Comment l’UGAP a su répondre à vos attentes ?

Richard Gauvrit :

« L’UGAP a une expertise évidente : ses équipes ont l’expérience d’accompagner les collectivités dans des domaines pointus, donc sont capables de tirer le meilleur par rapport aux différents usages. Par ailleurs, grâce à la massification, les tarifs sont plus intéressants, et c’est un gain de temps précieux sur les procédures de marché public. »

Pascal Monfort :

« L’accompagnement dont j’ai bénéficié avec mon interlocutrice UGAP sur ce dossier a été exemplaire. Lors de nos différents échanges, elle a pu me présenter les gammes de véhicules qui pouvaient correspondre à mes attentes et toutes les options d’équipements disponibles. J’ai ainsi pu découvrir les variantes en termes de signalisation, mais surtout de sérigraphie : la capacité de personnalisation est très intéressante pour nous.

A l’avenir, nous réfléchirons à acheter un véhicule 100% électrique, si l’autonomie est satisfaisante au vu de nos usages. »

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