ICAR, le médiabus qui rapproche la culture numérique des territoires

Mis à jour le mercredi 18 février 2026

Après le bibliobus, place au médiabus. Dans le Doubs, le Département a déployé ICAR le 14 janvier 2026 en présence de Christine Bouquin, Présidente du Département et d’élus, un véhicule modulable pensé pour amener la culture numérique au plus près des habitants et des bibliothèques rurales. Un projet itinérant qui vient compléter l’offre culturelle et accompagner les usages numériques sur l’ensemble du département.

Une médiathèque sur roues pour élargir l’accès à la culture

Après un bibliobus consacré au livre, le projet de médiabus s’est imposé comme une évidence pour répondre aux nouveaux usages culturels. La Médiathèque départementale n’accueille pas directement de public. Elle soutient les bibliothèques rurales en leur prêtant des collections, en les conseillant et en les formant aux évolutions du métier. , explique Lucie Bridou, directrice de la Médiathèque départementale du Doubs.

Le véhicule, baptisé ICAR, a été imaginé pour apporter des outils numériques, des ateliers et des animations directement dans les communes. L’objectif étant de renforcer les compétences des bibliothécaires et proposer aux habitants des expériences culturelles variées, du podcast à l’intelligence artificielle en passant par les jeux vidéo ou les expositions numériques.

ICAR circule plusieurs jours par semaine dans le département, avec un médiateur numérique à bord. Le principe reste simple : se stationner devant une bibliothèque ou un équipement partenaire, puis proposer des ateliers aux usagers. Le médiabus peut accueillir collégiens, seniors, familles ou publics éloignés du numérique, avec une programmation adaptable à chaque territoire.

Un outil modulable pour suivre l’évolution des usages

La force d’ICAR réside dans sa modularité. Tables pour un atelier de formation, bancs pour une session jeux vidéo, espace d’exposition numérique ou configuration « vide » pour des animations immersives : l’intérieur se transforme selon les besoins.

Sa particularité, c'est d'être entièrement modulable et c'est ça qu'on a vraiment construit avec l’UGAP et le prestataire. On peut y mettre des tables et des chaises pour être en mode formation et faire des ateliers, par exemple, autour de l'intelligence artificielle. , précise Lucie Bridou.

Loin de l’image traditionnelle d’une bibliothèque silencieuse et centrée sur le livre, le projet assume une vision élargie de la culture. Le médiabus devient ainsi un laboratoire mobile dans lequel les bibliothécaires du réseau peuvent tester des outils et des formats, avant de les déployer (ou de les emprunter à la Médiathèque départementale).Les ateliers d’initiation à l’IA, les enregistrements de podcasts ou les expérimentations numériques rencontrent un réel engouement de tous les publics, des collégiens aux personnes âgées. L’agenda est déjà bien rempli sur plusieurs mois, preuve de l’intérêt des partenaires et des publics.

Un projet accompagné par l’UGAP et ses collaborateurs

Côté réalisation, ICAR s’inscrit dans la continuité d’un premier projet de bibliobus mené pour le même client. Le dossier, initié en 2024, a mobilisé l’UGAP, le constructeur et le carrossier pour concevoir un véhicule sur mesure, compact et mobile.

Après la livraison du bibliobus, le client nous a demandé si nous pouvions proposer le même concept en version « médiabus ». Il s’agirait d’un véhicule plus compact, de 3,5 tonnes, équipé d’une caisse : en somme, le même principe qu’un bibliobus, mais dans un format nettement réduit et plus léger. , indique Sandrine Bourgin, conseillère spécialisée véhicules à l’UGAP. La conception s’est déroulée en plusieurs étapes : compréhension des besoins, modélisation, ajustements techniques et validation finale. La présence des utilisateurs dès les premières réunions a permis d’accélérer le processus et d’affiner l’aménagement intérieur. Il a même été livré avant les délais prévus, et a été inauguré début 2026 », indique la chargée d’affaires de l’UGAP.

Au-delà du véhicule lui-même, le projet illustre une stratégie plus large, celle d’aller vers les habitants, réduire les inégalités d’accès et faire de la bibliothèque un lieu vivant, créatif et ouvert sur les pratiques contemporaines. Une médiathèque numérique qui roule, et qui n’a pas fini de faire parler d’elle.