Robotique, numérique et pédagogie : une matinée au showroom Easytis

Mis à jour le lundi 24 mars 2025

Sous un soleil éclatant baignant la vallée tourangelle, l’UGAP et EASYTIS ont organisé un événement qui a réuni de nombreux acteurs de l’Éducation pour découvrir les dernières innovations pédagogiques. Un showroom bien plus qu’une simple exposition de produits : un véritable laboratoire de l’avenir éducatif.

« Depuis un moment on pensait à organiser ce type d’évènement en région pour aller à la rencontre du client et lui faire découvrir directement les produits », explique Xavier Desjardin, chargé d’affaire spécialisé informatique à l’UGAP Orléans. « L’objectif était d’avoir les responsables et tous les acteurs concernés par le milieu éducatif (petite enfance, école primaire, collège) pour découvrir ce qui existe en la matière et prévoir de les intégrer au sein de la structure ».

Loin d’une simple présentation de produits, cette rencontre a offert une immersion au sein des dernières innovations en matière d'éducation. Au programme : des démonstrations en conditions réelles, des sessions de robotique éducative et une exploration des disciplines STIAM (Sciences, Technologie, Ingénierie, Arts et Mathématiques). Une occasion unique pour les participants d'appréhender les outils qui façonneront l’enseignement de demain, en phase avec les besoins du terrain. Parmi les nombreuses innovations présentées, un objet en forme d’abeille a particulièrement suscité la curiosité des visiteurs.

« Dans ce showroom, notre produit phare est le Bee-Bot », explique Patrice Ulles président d’EASYTIS. « Toutes les classes de maternelle devraient en avoir un pour le partager. Cet outil numérique, que tous les enseignants pourront utiliser, offre de nombreuses possibilités pédagogiques et permet d’organiser des séances ludiques et enrichissantes. Le robot Beebot peut également se révéler un outil d’inclusion : certains enfants sont capables de mentaliser les déplacements immédiatement alors qu’ils seraient moins à l’aise pour arriver au même résultat, avec une feuille et un crayon. On travaille le repérage dans l’espace, et notamment les mathématiques, et bien d’autres disciplines en lien avec les STIAM, le Beebot étant un outil au service des apprentissages. En mobilisant les enfants à travers le jeu, il leur permet de développer une pensée algorithmique, qui constitue la base du langage à cet âge. ».

Un atout essentiel : l’outil est non genré. Patrice Ulles insiste sur ce point : « Dès le CP, les stéréotypes de genre commencent à émerger. Plus nous exposons les enfants à des outils technologiques inclusifs, mieux c’est pour leur développement ».

Et cette innovation rencontre un réel succès dans les classes. Aurélie Pairis, enseignante en classe de CE2 à l’école primaire d’Esvres (37), témoigne : « Dans ma classe, je mets en place un cycle de programmation et de codage avec les Bee-Bots. Les élèves les adorent ! Je mène également des projets numériques comme la Web TV, la Web radio et la robotique, où les produits d’EASYTIS s’intègrent parfaitement ». Elle poursuit : « J’expérimente aussi la classe flexible, avec des outils qui favorisent l’autonomie des élèves, comme le tableau bavard et le mur sonore. Cette approche fonctionne très bien pour moi, les élèves se sentent bien et coopèrent davantage ».

Mais les technologies ne s’arrêtent pas là. Au showroom, Aurélie a aussi repéré un « green screen », idéal pour son projet de film d’animation en fin d’année. Elle conclut : « Le numérique enrichit l’apprentissage, sans pour autant remplacer les méthodes classiques. Il s’adapte aux besoins des élèves d’aujourd’hui ».

D’autres acteurs éducatifs ont fait le déplacement, comme Frédéric Kerbeche, chef de service développement et stratégie du numérique au Conseil départemental du Val-d’Oise (95). Depuis 2018, il organise un concours annuel de robotique réunissant des collèges du département, tous équipés en technologies numériques. « L’objectif est de passer du théorique au concret : permettre aux élèves d’appliquer leurs connaissances en mathématiques et en technologie grâce à la programmation et aux robots ».

Frédéric Kerbeche met en lumière deux objectifs clés de l'événement : « D’une part, confronter les élèves à la gestion du stress et du temps, en les préparant aux examens. D’autre part, développer l’esprit collaboratif, en les amenant à travailler avec des équipes d’autres établissements ». Aujourd’hui, deux tiers des collèges du Val-d’Oise participent à ce concours, et l'objectif est d'atteindre 800 à 1 000 élèves chaque année. Le département, collabore également avec l'UGAP pour l’achat de tout le matériel de ses écoles. « Nous nous appuyons également sur l’UGAP pour le mobilier et les équipements numériques, afin de garantir des infrastructures adaptées et performantes », conclut-il.

Le showroom d’EASYTIS a aussi attiré des professionnels du secteur périscolaire. Cindy Léon, directrice adjointe du centre de loisirs sans hébergement d’Esvres, est venue explorer des outils adaptés aux enfants en dehors du cadre scolaire : « Nous ne faisons pas de l’éducation pure, mais nous voulons faire découvrir aux enfants des aspects scientifiques et technologiques. Nous avons besoin de matériel adapté à notre environnement ».

Participer à cet événement lui a permis d’élargir ses horizons et de réfléchir à des partenariats. « C’est une belle occasion de se rencontrer et d’échanger des pratiques. Nous avons repéré des projets intéressants, notamment autour de la programmation, car il est essentiel de sensibiliser les enfants à l’évolution numérique et technologique. Si nous pouvons être complémentaires avec ce qu’ils apprennent à l’école, c’est un véritable plus pour eux », explique-t-elle.

Bien que l’UGAP propose tout ce matériel via son titulaire EASYTIS, le catalogue ne remplace pas l’expérience réelle. C’est pourquoi la possibilité de tester les produits sur place a été très appréciée par tous les participants.

Morgane Thomas-Vinet, chef de projet administratif et financier au TNE86 du rectorat de Poitiers, en est convaincue : « On travaille beaucoup avec l’UGAP au niveau des achats que l’on fait pour les établissements. On a très peu eu l'occasion de pouvoir avoir des endroits de showroom où on peut venir voir les matériels, discuter des innovations, des nouvelles versions qui sont disponibles. Et donc là, c'était vraiment l'occasion de pouvoir venir et d'amener les médiateurs, qui sont des personnes qui interviennent dans les établissements, pour qu'ils puissent parler de tout ce qui va sortir et de tout ce qui est au marché pour pouvoir proposer les meilleures solutions possibles pour les enseignants ».

Cet événement a clairement montré l'importance d'intégrer les nouvelles technologies dans l'éducation. Une belle opportunité pour repenser les pratiques pédagogiques et préparer les élèves aux défis de demain.