Des poids-lourds qui roulent au carburant d’origine végétale fabriqué en France

Mis à jour le mercredi 18 juin 2025

Le 11 juin dernier, l’UGAP organisait pour ses clients publics franciliens une matinée « Carburants alternatifs », pour tout comprendre sur l’offre de carburant propre de la centrale d’achat. Adapté aux poids lourds, ce carburant, issu des productions d’huile de colza, est idéal pour les bus et cars ainsi que les engins industriels des collectivités (tracteur, saleuse, hydrocureuse, …). Découverte pour les uns ou approfondissement pour les autres, la quinzaine de représentants de collectivités et ministères présents ont démontré que les institutions publiques sont plus que jamais engagées dans une démarche de transition énergétique de leur flotte de véhicules.

Un carburant alternatif Crit’Air 1

« Quand on roule à l'Oleo100, on consomme le surplus de production de l'huile de colza ». C’est ainsi que François de Baillenx, directeur collectivités d’Oleo100, carburant alternatif proposé à l’UGAP, présente cette solution. Intégralement produite en France, l'énergie Oleo100 est composée à 100% de colza cultivé sur le territoire national. Aujourd’hui, ce sont 1 500 bennes à ordures ménagères et autant de bus et cars qui circulent à l’Oleo100 en France, et une trentaine de collectivités territoriales ont sauté le pas, via l’UGAP, parmi lesquelles l’Eurométropole de Strasbourg.

Techniquement, comment cela fonctionne ? Pour rouler au B100, il faut avoir un véhicule compatible, ce que proposent certains constructeurs tels que Renault Trucks pour les poids lourds et Europe Service pour les balayeuses, tous deux référencés à l’UGAP. Autrement, le retrofit du véhicule s’impose. Côté stockage, rien de plus simple : l’offre UGAP inclus la mise à disposition de cuves, fabriquées en France, et qui ne sont soumises à aucune réglementation spécifique, du fait de la non-dangerosité du carburant, aussi bien pour l’homme que pour l’environnement.

Une expertise au cœur de l'artisanat français

A la clé ? Un véhicule compatible Crit’Air 1, faisant de l’Oleo100 l’une des énergies les plus accessibles permettant de circuler dans les zones à faibles émissions (ZFE). « C’est tout l’enjeu de cette matinale : faire découvrir une alternative au diesel qui ne répond pas aux ZFE, ou à l’électrique, qui est contraignant en termes d’autonomie », explique Julien Royen, conseiller spécialisé véhicules à l’UGAP Ile-de-France, à l’initiative de cette rencontre. « La seule façon de pouvoir rouler en thermique et d’avoir un Crit’Air 1, c’est avec le B100. ».

Une expertise au cœur de l'artisanat français

« Choisir l’Oleo100, c’est passer d'un carburant fossile à un carburant 100% renouvelable, en baissant immédiatement de 60% l'émission de gaz à effet de serre, sur toute la chaîne. Tout en soutenant l’agriculture et l’industrie française ! », conclut François de Baillenx.

Une curiosité certaine de la part des acheteurs publics

Pour Hervé Schroder, chef du bureau de la maintenance des véhicules au Département de la Seine-Saint-Denis, à la tête d’une flotte de 700 véhicules (dont 70% sont déjà propres : électrique, GNV ou GPL), l’intérêt est réel. « L’objectif, c’est vraiment de décarboner, et le B100 pourrait être une option complémentaire à ce que nous mettons déjà en place, pour nos tracteurs et poids lourds de 19 tonnes utilisés pour le salage et l’hydrocureuse pour l’assainissement », témoigne-t-il.

Une expertise au cœur de l'artisanat français

Le code de l’environnement oblige les collectivités territoriales à atteindre les 30% de véhicules à faibles émissions dans leur flotte, d’ici la fin d’année 2024. Face à cette réglementation, les services gestionnaires des parcs automobiles s’activent. A l’image de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud, représentée pour l’occasion par Ida Pastourel, chef du service du parc automobile, accompagnée de son chef d’atelier. « Nous avons pour objectif de développer l’alternative aux carburants classiques et répondre aux attentes de nos élus, qui sont dans une démarche de développement durable très forte. Sur notre flotte de 350 véhicules, nous avons actuellement 5 poids-lourds qui circulent au XTL, que nous avons acheté via l’UGAP. Un choix évident pour la rapidité d’acquisition, idéale pour faire un premier test. », explique-t-elle.

A Aéroports de Paris, l’objectif est d’atteindre 100% de décarbonation pour les véhicules. « Le B100, c’est un carburant que l’on connaît bien. Nous l’utilisons depuis 2 ans avec des véhicules type dégraissage et balayage de piste », souligne David Blanchard, responsable de la flotte de véhicules à Charles-de-Gaulle pour la viabilité hivernale, la sécurité aéronautique et la lutte animalière. Pour les 430 véhicules qui constituent la flotte dont il a la gestion, « nous continuons à décarboner notre parc, en étudiant toutes les possibilités et les performances des véhicules », conclut-il.