« Consommer moins et
mieux »
Par Thierry Decadt, Directeur de l’immobilier au sein de l’université
de Bordeaux :
Nos réflexions sur la transition écologique ne datent pas d’aujourd’hui. Nous travaillons
sur la stratégie de l’université de Bordeaux en matière d’eau et d’énergie depuis 2016 avec un objectif
clair : réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre de nos bâtiments et infrastructures
d’ici 2030. Cela signifie consommer moins et mieux, notamment en déployant des énergies
renouvelables sur nos différents sites. Le Plan de relance économique lancé en
2020 nous a donné l’opportunité de mettre en place une solution très pertinente : des lampadaires à énergie
solaire pour compléter l’éclairage existant et remplacer celui qui était obsolète.
Dès la rédaction de notre réponse à l’appel à projets, nous avons fait appel à l’UGAP, car
c’était déjà notre partenaire sur d’autres sujets. Leur collaboration nous permettait de verrouiller
notre stratégie de mise en œuvre en nous assurant que nous pouvions commander près de 300
lampadaires solaires dans des délais restreints. Entre les compétences de l’équipe, la
qualité de l’offre et la capacité à s’adapter à nos contraintes, leur
plus-value était évidente !
L’installation des lampadaires solaires a eu lieu dans un contexte assez particulier : on
sortait à peine de la période Covid et tout le monde avait le moral dans les chaussettes. Alors, pour les
étudiants, personnels de l’université, visiteurs etc. lorsque les lampadaires se sont allumés, ça a
été très apprécié ! Et cela nous a mis dans une bonne dynamique pour les
lourdes rénovations qui nous attendent encore.
« Savoir s’adapter
face à un projet complexe et multi-sites »
Par Stéphane Picard, Chargé d’affaires UGAP à Bordeaux :
Je suis chargé d’affaires à l’UGAP Bordeaux depuis 3 ans et demi et ce projet fait partie de ces
dossiers très stimulants, aussi bien par son ampleur que par sa complexité.
C’est en janvier 2021 que nous avons été contactés par l’Université de Bordeaux et il nous a fallu
être réactifs : le financement des travaux d’amélioration des éclairages publics
s’inscrivant dans le cadre du plan de relance économique, avec une subvention d’environ 1 million d’euros,
le dépôt des dossiers pour la subvention devait être effectué avant le 30 juin 2021.
La première étape, menée par le titulaire du marché Fonroche, a été de réaliser des études pour déterminer
l’implantation et le type de candélabres pour garantir le meilleur éclairement possible sur
les 21 sites que compte l’Université de Bordeaux, ce qui représente 159 hectares de foncier et
47 000 m2 de bâtis. Il s’agissait à la fois de remplacer les candélabres existants avec ceux
qui fonctionnent à l’énergie solaire, et d’en ajouter sur des zones qui n’étaient pas éclairées jusqu’alors.
Il y avait donc véritablement un enjeu de sécurité, pour éclairer les voies piétonnes
utilisées quotidiennement par les étudiants, mais aussi de respect de l’environnement,
c’est pourquoi la solution de Fonroche correspondait parfaitement à leurs attentes.
Ce qui a représenté une difficulté dans la gestion de ce projet, c’est avant tout l’aspect
multi-sites avec des campus répartis entre Bordeaux, Pau, Agen ou encore Dax. L’Université de
Bordeaux, c’est une ville dans la ville ! Nous avons équipé des routes, des
places, des voies piétonnes, des entrées de bâtiments,
des parkings : chaque site a sa particularité. Je pense par exemple à un parking des
services universitaires qui est partagé avec le CHU de Bordeaux : il n’a pas été évident de
le fermer temporairement, pour effectuer le remplacement des candélabres, alors que c’est un parking utilisé
24 heures sur 24 !
Finalement, même si le déploiement était assez complexe à gérer, nous y sommes parvenus grâce aux
échanges très réguliers avec le titulaire et le client, c’est ce qui fait notre force : sur
les six derniers mois, nous avions une réunion hebdomadaire pour suivre l’avancée des travaux.
C’est une réelle satisfaction personnelle partagée avec le client et le titulaire, malgré
les difficultés, de voir abouti ce projet complexe. Cette première phase devrait d’ailleurs être complétée
dans les prochains mois. Je suis ravi d’avoir tant appris de cette gestion de projet : jongler entre les
différents sites, les différents interlocuteurs et la diversité des sites équipés. C’est un beau succès de
toutes les parties prenantes, pour améliorer le cadre de vie quotidien de milliers
d’étudiants.