
Pourquoi et depuis quand Loudéac fait appel à l’UGAP ? :
« En premier lieu car la centrale d’achat référence les produits de Fonroche Lighting mais j’ai surtout envie de mettre l’accent sur la formidable simplification de la commande publique. La relation fournisseur, nous la maîtrisions, le produit nous le connaissions, et l’UGAP nous a permis de réduire nos coûts de procédure et de gestion, ce qui est devenu essentiel dans la gestion publique.
La communauté de communes est un client fidèle de l’UGAP, notamment dans la commande de matériel informatique. C’est uniquement à partir de 2018 que nous avons passé les premières commandes de candélabres. »
Comment le projet a-t-il été initié ?
« Il faut remonter quelques années en arrière, en 2014, lorsque la communauté a transféré son service environnement au sein d’une « friche » appelée site Ragot. Ce site hébergeant également une chaufferie biomasse qui alimente aujourd’hui en chauffage 28 sites urbains. Il nous paraissait tout à fait évident, au titre de notre politique développement durable, de pousser la réflexion de l’éclairage en testant six premiers candélabres solaires fabriqués en France. »
Comment un projet solaire peut-il prospérer en Bretagne, une région souvent perçue comme étant principalement pluvieuse ?
« En tant que Breton, j’ai envie de vous répondre : on a du soleil en Bretagne, mais en édition limitée. Comme un grand cru, ce qui viennent chez nous le savourent, d’autant plus quand il est présent. Mais plus sérieusement, ce n’est pas le soleil qui recharge les batteries, c’est la lumière. Donc aucune difficulté à éclairer nos voiries toute la nuit et 365/365 jours. Aujourd’hui nous n’éclairons que nos zones d’activité mais certaines communes de Loudéac Communauté se laissent séduire par cette solution autonome, avec une gamme qui s’intègre de plus en plus aux différents contextes urbains. »
Quel est le niveau de satisfaction aujourd’hui ?
« Aujourd’hui le niveau de satisfaction a atteint le score maximal, c’est pourquoi nous avons décidé de tendre vers 100 % de nos parcs d’activités économiques éclairés par des candélabres solaires autonomes. Pour ce faire, un plan de rénovation a été étudié sur 881 points lumineux et 57 armoires de commandes. Deux options ont été retenues au regard du prisme technico-économique : le relamping filaire (moderniser la source lumineuse avec du LED) ou restructuration complète avec de l’éclairage solaire autonome. Plus spécifiquement sur cette solution : un investissement de 1 760 000 € est programmé sur 3 années budgétaires avec pour impacts : 95 200 € d’économies annuelles de frais de fonctionnement et 26,5 tonnes d’émission de CO²/an évitée.
Si on analyse le gain d’une rénovation complète de notre parc d’éclairage sur 25 ans : en ne faisant rien, on totalisera 6 011 000€ de frais de fonctionnement de l’éclairage public sur 25 ans et 815 tonnes de CO² émis sur la même période. En agissant, on avoisinera les 577 500€ de frais de fonctionnement de l’éclairage public sur 25 ans (soit 5,5M€ d’économies sur la période) et on n’émettra que 70 tonnes de CO². Cette dernière donnée n’est pas à négliger pour une collectivité qui a décidé de faire de son Plan Climat Air Energie Territorial, un document stratégique de son développement. »
Avez-vous inspiré vos voisins ?
« Trop peu à mon avis ! Et pourtant dans le contexte de raréfaction des ressources publiques, il est essentiel d’aller chercher toutes les pistes d’économies dans nos budgets. »
Quels sont les futurs projets ?
« Nous travaillons avec Fonroche Lighting sur l’éclairage public connecté. Nous avons récemment équipé le parc Docteur Etienne à Loudéac (parc industriel le plus vaste de Bretagne sur une superficie de 400 ha) du « Fonroche Connect », le tout dernier système de communication embarqué. Nous avons en effet un projet de zone du futur bas carbone sur ce parc. Grâce à un système de communication sans fil, nous disposerons de l’application web qui nous offrira un contrôle total sur notre parc d'éclairage : géolocalisation, diagnostic en temps réel, gestion de l'intensité lumineuse... Un vrai plus pour travailler sur la trame noire et protéger au mieux la biodiversité nocturne.
Au-delà du sujet de l’éclairage, d’autres sujets nous animent : la réutilisation de l’eau traitée (REUT), la gazéification hydrothermale, la production d’énergie renouvelable et son autoconsommation territoriale, l’industrie 4.0… Peut-être une nouvelle occasion de faire appel à l’UGAP dans le futur. »


