Comment bien choisir son matériel de blanchisserie ?

Laver le linge est un aspect primordial de l’activité d'un établissement public comme un Crous, un internat, un EHPAD ou encore un hôpital. La blanchisserie concerne aussi bien le lavage des vêtements des résidents, des blouses du personnel soignant, des tenues du personnel de cuisine, que le nettoyage du linge de lit.

Une blanchisserie demande une organisation très stricte et un fonctionnement bien rodé. C'est pourquoi un établissement public doit être pourvu d’un matériel de blanchisserie adapté à ses besoins et de tous les équipements nécessaires pour une gestion efficace du linge.

Les équipes de l’UGAP vous guident dans le choix d’un matériel de blanchisserie adapté aux besoins de votre établissement public.

Quels sont les différents équipements de blanchisserie ?

Les nombreuses tâches de blanchisserie nécessaires à la gestion du linge dans les établissements publics et collectivités nécessitent un matériel adapté. Voici les étapes du circuit du linge sale et propre, et les équipements adaptés :

  • Collecter et trier le linge sale : chariots à roulettes.
  • Transporter le linge : chariot filaire et chariot-conteneur.
  • Peser le linge : balance, plateforme de pesage.
  • Laver, essorer et sécher : lave-linge et sèche-linge professionnels, et sécheuse-repasseuse.
  • Repasser le linge : fer à repasser.
  • Plier le linge : table de pliage.
  • Emballer le linge : emballeuse de table et rouleaux de film.
  • Stocker et distribuer le linge : chariot-armoire, rayonnage et penderie à roulettes.

Quels sont les prérequis à l'installation d'un local de blanchisserie ?

Pour installer une blanchisserie dans votre établissement public, il convient de procéder à quelques vérifications :

  • Les arrivées des alimentations en eau, gaz et électricité : il est conseillé de vérifier la présence de toutes les installations nécessaires pour chaque appareil et le respect de la législation en vigueur.
  • La qualité de l'eau : le pH de l'eau étant un facteur important pour laver le linge efficacement et faire durer des machines, vous pouvez poser un adoucisseur sur le circuit d'eau si le pH est supérieur à 20.
  • L'évacuation : les machines par gravité, fréquentes dans les blanchisseries, imposent de mettre en place une vidange par le sol. Les sèche-linges à évacuation exigent la mise en place d'une gaine d'évacuation.
  • L'accessibilité des locaux : il est nécessaire de prendre en compte les dimensions des machines (volume et poids) pour leur installation ainsi que pour prévoir une circulation du linge adaptée.
  • La prévisite : selon votre choix de matériel, l'UGAP peut vous proposer une prévisite par téléphone ou sur site, qui donne lieu à une synthèse vous indiquant toutes les informations nécessaires à la mise en œuvre de votre projet.

Comment définir vos besoins et choisir des équipements de blanchisserie ?

Les différents équipements de blanchisserie aideront le personnel de votre établissement à collecter, trier, transporter, laver, sécher, repasser, ranger et distribuer le linge au quotidien. Pour une gestion optimale du linge, il est essentiel de prendre en considération plusieurs points importants :

La nature du linge

Sélectionnez un équipement adapté à la nature du linge à traiter au sein de votre établissement (linge de lit, linge de toilette, blouses du personnel, vêtements des résidents). Le matériel de blanchisserie choisi doit apporter une solution à tout type de linge : linge plat, linge de forme (vêtements avec un col ou des boutons), linge délicat, etc.

Le volume du linge

Pour des opérations plus rapides et efficaces, anticipez les besoins de votre établissement concernant le volume à traiter par vos agents. Vous pourrez ainsi acheter suffisamment de matériel de blanchisserie pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions. Vous pourrez également déterminer la capacité des machines que vous devrez acquérir.

L'agencement du matériel de blanchisserie

Organisez un espace de travail optimisé pour faciliter la gestion du linge sale tout en respectant les normes d'hygiène. Le circuit doit être fluide, en évitant également tout contact entre le linge sale et le linge propre.

Le volume sonore

Choisissez des équipements de blanchisserie avec un niveau sonore assez faible pour offrir un bon confort de travail à vos agents. Selon les réglementations en vigueur, la limite maximum est de 70 décibels.

La consommation énergétique

Choisissez des équipements économes en énergie pour réduire vos coûts et limiter votre consommation d'eau. Les machines à laver les plus performantes nettoient parfaitement le linge sale avec un minimum d'eau et de produits lessiviels.


Comment choisir les machines de blanchisserie qui conviennent à votre activité ?

Différents critères peuvent vous aider à faire le bon choix par rapport à vos besoins. Choisissez de préférence un matériel possédant une faible consommation énergétique, afin de réaliser des économies d'énergie à chaque cycle et donc limiter vos coûts.

Vos équipements doivent avoir une durée de vie adaptée à l'activité intense d'une blanchisserie. En moyenne, un lave-linge professionnel peut aller jusqu'à 30 000 cycles et un sèche-linge professionnel 40 000 cycles.

Vous pourrez enfin choisir un matériel de blanchisserie ergonomique pour faciliter son utilisation par les agents de votre établissement public ou par les usagers eux-mêmes, notamment dans le cadre des Crous et des internats où les résidents sont autonomes. Un lave-linge placé en hauteur permettra à votre personnel de réduire les risques de troubles musculosquelettiques (TMS) ou de problèmes de dos.

Le lave-linge professionnel de blanchisserie

La machine à laver professionnelle destinée à une blanchisserie dans un établissement public ou une collectivité répond aux besoins spécifiques de ces structures :

  • La capacité de la machine : déterminez-la selon la quantité de linge à laver pour chaque cycle. On estime qu'un cycle dure 1 heure. Si vous devez traiter 8 kg de linge à chaque cycle, sélectionnez un lave-linge de capacité équivalente.
  • Le système de vidange : il existe deux dispositifs, par pompe ou par gravité. Dans le cas d'une vidange par pompe, l'évacuation se fait par aspiration de l'eau. Cela concerne surtout les machines de petites capacités. Ce système offre un raccordement simplifié.

Concernant le matériel de plus grande capacité (>14 kg), on opte pour un dispositif d'évacuation par gravité, avec écoulement de l'eau au niveau du sol. Cela nécessite une installation de plomberie spécifique.

  • La puissance : exprimée en kilowatt, elle est à prendre en compte pour l'installation électrique. Plus elle sera forte, plus vous aurez un cycle court. En revanche, une puissance élevée est aussi synonyme d'appareil énergivore.
  • Bac à poudre et connexion pour pompe doseuse. Les machines peuvent être équipées de la pompe doseuse qui est un dispositif de dosage de lessive liquide qui permet d'amener directement le produit du bidon à la cuve. Vos agents n'auront rien à mesurer. Le temps consacré à chaque cycle est donc réduit ainsi que le risque de surdosage. Pour un appareil optimisé, optez pour un lave-linge doté des deux systèmes. De cette manière, si l'un des deux est défaillant, vos agents pourront compter sur le second.
  • Le système de pesée : très pratique, ce dispositif intégré vous permet de réaliser des cycles optimisés sans surcharge ! Il sera alors possible d'adapter automatiquement les quantités d'eau, d'énergie et de produits en fonction du poids total de linge.

Le sèche-linge professionnel de blanchisserie

Un sèche-linge est une machine un peu plus simple à choisir que le lave-linge, car les critères de sélection sont moins nombreux :

  • La capacité : prévoyez une capacité supérieure de 30 % à la quantité de linge à laver. Par exemple, si vous traitez entre 6 et 8 kg de linge par cycle, sélectionnez un sèche-linge d'une capacité de 10 kg.
  • Le système de séchage : il existe deux types de sèche-linge. La sécheuse à système de séchage fait sortir les vapeurs vers l'extérieur du local grâce à une gaine. Dans le cas d'une sécheuse à condensation, les résidus liquides de vapeur sont récupérés dans un bac que vos agents devront vider régulièrement. Notez que le condenseur nécessite un apport d'air frais constant : le sèche-linge doit par conséquent se trouver dans une pièce bien ventilée.

La sécheuse-repasseuse

Moins connue que le lave-linge et le sèche-linge, la sécheuse-repasseuse est pourtant très efficiente pour le repassage du linge plat. Elle permet un gain de temps considérable et agit efficacement sur de grandes pièces de tissu comme les nappes et draps, ou encore des plus petits éléments tels que des taies, torchons, etc.

Contrairement à une repasseuse classique qui nécessite de sécher préalablement votre linge, vos agents n'auront qu'à placer le linge encore humide, après essorage, dans la sécheuse-repasseuse.

Prenez en compte le diamètre du cylindre : plus il est grand, plus le repassage sera de qualité. Vous améliorerez ainsi le rendement de votre blanchisserie.


Comment lutter contre les risques biologiques en blanchisserie ?

Les risques de contamination du linge existent et il est nécessaire de les prendre en compte. C'est d'autant plus important si votre établissement public accueille des personnes fragiles : EHPAD, hôpitaux, maisons de santé, etc. La méthode RABC doit être appliquée pour assurer la sécurité sanitaire de vos résidents.

Qu'est-ce que la méthode RABC ?

Linge sale / Linge propre

Collecte et tri du linge sale

1

Transport du linge sale

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Lavage du linge sale

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Finition du linge propre

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Transport du linge propre

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Stockage et distribution du linge propre

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Le sigle RABC signifie Risk Analysis and Biocontamination Control (analyse du risque et le contrôle de biocontamination) : cette méthode invite à analyser les risques et contrôler les menaces de biocontamination dans les processus de nettoyage du linge. Les règles édictées permettent d'adopter une gestion optimale du circuit du linge et de bonnes pratiques pour une hygiène parfaite. Elle existe depuis 2003, date de la première version de la norme européenne NF EN 14065.

Le risque biologique apparaît dans plusieurs secteurs d'activité : votre établissement public est peut-être concerné. Le domaine de la santé notamment est particulièrement sensible. Les agents biologiques (bactéries, virus et germes) peuvent véhiculer des maladies : le linge en est un vecteur. La démarche RABC est donc employée dans les blanchisseries hospitalières (CHU, EHPAD, etc.) et dans d'autres établissements publics susceptibles de traiter du linge concerné par ces problématiques : c'est le cas des ESAT et des crèches, par exemple.

La méthode RABC s'applique du lit au lit, c'est-à-dire depuis la récupération du linge sale jusqu'à la réinstallation du linge lavé. Il est essentiel que chaque étape de l'entretien et du nettoyage du linge soit strictement définie, contrôlée et maîtrisée. C'est un enjeu d'hygiène et de sécurité pour les agents et le public de votre établissement.


Quelles sont les bonnes pratiques d'hygiène et de sécurité ?

La santé de vos agents et de vos publics est enjeu lorsqu'il s'agit de gérer votre linge sale. C'est pourquoi une blanchisserie d'établissement public doit respecter quelques bonnes pratiques :

  • Commencez par identifier et lister les dangers microbiologiques attachés au traitement et à la circulation du linge dans votre établissement public. Ils sont généralement liés à la qualité de l'eau, de l'air (systèmes de ventilation), à l'hygiène des mains ou encore à la désinfection des surfaces en contact avec le linge.
  • Notez les points de contrôle de ces dangers, afin de les évaluer régulièrement. Il convient de définir un seuil limite de tolérance pour chacun d'entre eux.
  • Mettez en place un système de surveillance efficace et assidu. Il est essentiel d'établir une traçabilité de ce contrôle, à travers un registre, un journal de bord, ou encore le manuel RABC.
  • Effectuez les actions correctives nécessaires si vous constatez que certains dangers microbiologiques ne sont pas maîtrisés de façon pertinente.
  • Fournissez à vos agents une documentation détaillée récapitulant les risques et les précautions préconisées.

La méthode RABC est cruciale et doit être mise en œuvre au quotidien, à chaque étape de la circulation et du traitement du linge : elle vous permettra de gérer les crises de manière plus efficace et rapide.

Vous pouvez obtenir un certificat de conformité à la méthode RABC, octroyé par un expert : c'est une garantie de sérieux pour votre établissement public. Cette qualification est attribuée à la suite de tests microbiologiques effectués sur le linge et donne lieu à un suivi régulier.


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