
Quelles sont les activités de la Direction de l’immobilier et de l’environnement (DIE) ?
La Préfecture de Police de Paris est compétente sur toute l’Ile-de-France, dans les aspects supports de toutes les forces du ministère de l’Intérieur, ce qui représente 50 000 personnes sous l’autorité du préfet de Police de Paris.
Dans cette grande maison, la DIE embrasse les sujets immobiliers à Paris et dans la petite et grande couronne, à travers les métiers de maîtrise d’ouvrage public. Concrètement, nous sommes chargés de construire et réhabiliter le patrimoine immobilier en Ile-de-France pour le ministère de l’Intérieur. Notre deuxième métier, c’est le « facility management », à savoir l’exploitation de ces bâtiments. C’est un segment de notre activité qui va prendre de plus en plus d’ampleur puisqu’on opère 2,6 millions de m2 en Ile-de-France, ce qui fait de nous le premier occupant interministériel des services de l’Etat sur la région.
Comment allier transition énergétique et exploitation du patrimoine immobilier ?
La Préfecture de Police de Paris a pour ambition d’introduire une dimension environnementale dans ses activités. La DIE étant prescriptrice sur la construction, l’aménagement et l’agencement de son patrimoine immobilier, cela s’est traduit pour nous par l’idée de déployer le flex-office. Pour montrer l’exemple et convaincre tous nos collaborateurs, nous avons fait le choix de commencer par l’appliquer aux membres du Comex : tous les directeurs, moi le premier, ont accepté d’abandonner leur bureau individuel, au profit d’espaces de coworking. D’ici début 2025, 100% des directeurs auront passé le pas, contre 80% aujourd’hui.
Résultats : des économies d’énergie significatives ! Tout le monde ayant renoncé à son imprimante, nous avons réduit d’un tiers leur nombre. De même, la création de plusieurs espaces de convivialité a permis de diviser par trois le nombre de réfrigérateurs et de micro-ondes. Et un dernier exemple : les nouveaux postes sont équipés de tablettes connectées à l’écran-station, permettant une consommation 10 fois plus faible qu’un poste fixe traditionnel.
Le flex-office est la première étape de notre transition énergétique. A présent, nous réfléchissons au deuxième axe : le smart building grâce à l’IoT (Internet of Things). Concrètement, créer des bureaux connectés, à l’image des objets connectés à la maison, pour permettre par exemple aux collaborateurs de réserver leur salle à distance depuis leur téléphone.
Par ailleurs, on voit tout l’intérêt qu’il y aurait à inventer des solutions, y compris en rénovation de bâtiments anciens, pour leur permettre d’atteindre des performances énergétiques raisonnables, sans des investissements majeurs et sans attendre la rénovation lourde d’un immeuble. A ce titre, nous sommes à la recherche de solutions de low technology très performantes, comme des solutions type smart impulse, un brevet mondial sur les tableaux électriques pour identifier les facteurs de déperdition énergétique.
Notre prochain défi est d’appliquer ces solutions innovantes dans le cadre de la réhabilitation du 36 Quai des orfèvres, bâtiment historique des forces de police par excellence !


