Gestion de l’eau : la télérelève au service des collectivités de demain

Mis à jour le mercredi 27 mai 2026

Face aux défis environnementaux et aux nouvelles exigences des marchés publics, la télérelève s'impose comme un outil indispensable pour les collectivités. Fort de plus de 14 ans d'expérience, le Syndicat d'eau de Champfleur-Gesnes-le-Gandelin témoigne des bénéfices concrets de la télérelève, une solution déployée par SUEZ dans le cadre de l’offre Territoires de demain proposée par l’UGAP

La télérelève : l’outil au service de la gestion de l'eau

Face à une ressource en eau de plus en plus sous pression (raréfaction, sécheresses récurrentes etc.), la télérelève s'impose comme la solution la plus adaptée pour les collectivités. Celle-ci repose sur un dispositif de compteurs connectés capables de mesurer et de transmettre automatiquement, à distance et en temps réel, les données de consommation d'eau, sans nécessiter d'intervention humaine sur le terrain.

Ses avantages sont nombreux : elle libère les collectivités des contraintes liées aux relevés manuels et offre une vision plus précise des consommations. Sur le plan environnemental, elle devient un levier d'action face à l'objectif national de réduction des prélèvements d'eau de 10 % d'ici 2030. Enfin, la télérelève permet d'accompagner les usagers vers une meilleure maîtrise de leur consommation.

À l'heure où les marchés publics intègrent des clauses environnementales obligatoires et où le développement durable devient un critère de sélection, la télérelève n'est plus un simple outil de modernisation : c'est un instrument stratégique de pilotage de la politique de l'eau, au service des collectivités et des citoyens.

Une longueur d'avance sur la télérelève : Le témoignage du Syndicat de Champfleur-Gesnes-le-Gandelin

Le Syndicat de Champfleur–Gesnes-le-Gandelin s’impose depuis longtemps comme un acteur pionnier de l’innovation en gestion de l’eau. Gérant plus de 270 km de réseau et desservant plus de 4 700 abonnés, il couvre 17 communes sarthoises, dont quatre présentent la particularité d’appartenir à la Communauté urbaine d’Alençon (CUA), limitrophe et située dans le département de l’Orne. Dès 2010, le syndicat se dote d’une usine de déferrisation et de décarbonatation par électrolyse, avant de déployer, peu après, un système de télérelève.

Et les retombées sont nombreuses : suppression de la relève manuelle, suivi quotidien des consommations, facturation plus précise et surtout, détection rapide des fuites. Une vigilance permanente permettant d’alerter dès qu’une consommation anormale est détectée.

Arrivé à échéance en fin d’année 2025, en même temps que l'extinction du réseau 2G, le contrat a été renouvelé via l’offre Territoires de demain de l’UGAP. Ce choix s'est imposé pour trois raisons : des tarifs compétitifs, une offre globale de bout en bout, et une simplification administrative non négligeable, face à des appels d'offres publics de plus en plus complexes.

« Pour la suite, notre objectif est une gestion complète du service avec ce nouveau contrat. Nous avons aussi pour projet d’étendre la télérelève aux 1 700 abonnés encore en radio-relevé, en passant à nouveau par le marché Territoires de demain. À terme, nous voulons uniformiser et optimiser la qualité du service d'eau potable sur tout notre territoire. »

Gérard Evette, président du syndicat d’eau de Champfleur-Gesnes-le-Gandelin