
Un projet né d’un besoin local et de contraintes techniques fortes
Le projet prend racine il y a deux ans, à l’occasion d’une visite au salon POLLUTEC. C’est là qu’Arnaud Godin, responsable du service Déchèteries et Centres de Transfert à la COBAN, découvre la trémie tasseuse proposée par la société Legras. Celle-ci le met en relation avec Christophe Warther, chargé d’affaires à l’UGAP, et la carrosserie Vincent, qui assurera la réalisation du projet. « Une visite sur un site équipé à Albi a permis de discuter d’exploitant à exploitant. Ce retour terrain a été précieux pour convaincre les élus » raconte Arnaud Godin.
L’enjeu logistique est bien réel. Bien que proche de Bordeaux, le Bassin d’Arcachon reste relativement éloigné des installations de traitement, rendant chaque trajet coûteux. « C’est un amortissement que l’on va pouvoir faire sur trois ans, ce qui est rare. Mais dans notre configuration géographique, cela a tout son sens », souligne-t-il.
Sur le plan technique, le chantier a présenté plusieurs défis. La contrainte principale concernait la hauteur sous trémie, qui devait dépasser 5 mètres pour garantir un fonctionnement optimal. « Le démontage de l’ancienne trémie a été un peu sportif, mais tout s’est parfaitement calé d’un point de vue technique », confie Arnaud Godin.
Une solution efficace pour une logistique allégée
Cette trémie tasseuse fonctionne selon un principe simple et efficace. Les déchets collectés sont versés dans une trémie, puis directement compactés dans un semi-remorque à fond mouvant. Cela permet un remplissage optimal et réduit le nombre de trajets nécessaires.
« Le quai de transfert est une plateforme où les ordures sont vidées dans une trémie. Celle-ci compacte les déchets dans la remorque, ce qui réduit le volume d’air transporté et optimise le nombre de trajets », explique Christophe Warther.
La mise en service sur le site de Lège-Cap-Ferret, fin 2024, a rapidement démontré son efficacité. « On est passé de 6 ou 7 tonnes à 11 tonnes par semi-remorque. Concrètement, toutes les deux remorques, on en économise une. Les opérateurs sont très satisfaits », note Arnaud Godin. Entièrement électrique et dotée d’un mécanisme hydraulique, la trémie tasseuse s’inscrit également dans une démarche de performance environnementale. « Le fournisseur accompagne le projet avec un suivi de qualité, incluant des formations pour optimiser le rendement de l’équipement », précise Christophe Warther.
Une démarche globale de modernisation des équipements
Fort de cette première expérience concluante, la COBAN prévoit de reproduire l’opération sur un second site, à Mios, avec une mise en service envisagée en 2026. Ce nouveau chantier s’intègre dans un programme plus large de rénovation des centres de transfert.
« En plus de la trémie tasseuse, nous avons entièrement rénové les quais. Cette année, nous finalisons les sols, qui étaient devenus poreux avec le temps », détaille Arnaud Godin. « C’est un projet de fond, à l’image d’une maison : avant de placer les meubles, il faut d’abord avoir des murs solides et une toiture fiable. »
La collaboration avec l’UGAP a été un levier essentiel à la réussite de ce projet. « La COBAN est un client régulier de l’UGAP, notamment pour les bennes à ordures. Ce projet était le premier de ce type dans la région et a constitué une belle vitrine pour l’innovation portée par nos fournisseurs », conclut Christophe Warther.


