Il existe deux méthodes pour stocker ses données : le serveur physique ou le serveur dit en
« nuage » (le cloud). D’un côté, le serveur physique est directement installé dans vos
centres de données, tandis que le cloud est localisé chez un hébergeur externe,
accessible par Internet. Nous vous listons quelques différences notables entre un cloud et un serveur
physique :
Plus de flexibilité
Le serveur physique dispose d’une capacité de stockage limitée et non évolutive. C’est
une solution dite « en local » et gérée de bout en bout par votre DSI (Direction des systèmes
d’information). Le cloud, lui, se choisit selon des options prédéfinies qui relèvent
d’un paiement régulier (mensuel ou annuel). Ces options peuvent être réévaluées, notamment lors des pics
d’utilisation, puis être de nouveau diminuées lorsque les besoins se font moindres. Vous pouvez alors
diminuer ou augmenter le nombre d’utilisateurs ainsi que votre capacité de stockage. De plus, le cloud
propose des mises à jour automatiques et récurrentes, pour offrir un
espace de travail toujours prêt à l’emploi.
Accessibilité et mobilité
Le serveur physique est limité à une infrastructure. Un cloud est un espace ouvert et
sécurisé : vos collaborateurs peuvent avoir accès à leurs fichiers à partir de n’importe quel appareil,
sous conditions d’avoir accès à Internet et de connaître leurs identifiants.
Contrairement au serveur physique, le cloud permet également de partager les données entre les
établissements publics, pour faciliter les échanges selon les missions des différentes structures.
Sécurité renforcée
Cette ouverture présente aussi un avantage de taille en termes de protection des données. Un serveur
physique peut être soumis à des risques électriques divers (variations de tension, pannes de courant,
etc.), entraînant une perte de contenu. Sur un cloud, cette perte est limitée grâce à la configuration
des centres de données de l’hébergeur : en effet, les fichiers sont
disséminés et dupliqués sur plusieurs disques durs. Ainsi, si l’un d’entre eux tombe en
panne, un autre prend le relais. La seule limite du cloud est l’accès au réseau.
Les fournisseurs de cloud répondent à des normes strictes en matière de sécurité, notamment la norme
ISO 27001, pour la détection et la réaction des cyberattaques, et la norme RGPD, pour la protection des données
personnelles.
Réduction des coûts
Un serveur cloud demande moins de maintenance qu’un serveur physique, ce qui diminue
les coûts d’entretien. Il ne nécessite pas de matériel physique et le forfait mensuel s’adapte également
à votre consommation réelle, avec des possibilités d’adaptabilité en cours de contrat.
Gain de temps
Le déploiement d’une solution cloud se fait en quelques clics : certains hébergeurs proposent notamment
une aide à la migration.
Accès aux nouvelles technologies
Le cloud, grâce à ses mises à jour régulières internes, permet d’être
toujours au fait des dernières technologies. Par conséquent, utiliser un cloud vous donne accès à de
nouvelles technologies, telles que l’IA (Intelligence artificielle), les data
lake, etc.